Une équipe composée de chercheurs de l’IMSIC (doctorants en premier lieu, encadrés par des titulaires) s’est mobilisée afin de monter un programme de recherche lié à la situation exceptionnelle du Covid-19 et du confinement. Il porte sur la possible transformation des expériences informationnelles, communicationnelles et culturelles des populations avec cette orientation : Les nouvelles formes d’écosystèmes socio-communicationnels et la réinvention des formes de vie face au COVID-19.

Cette équipe qui ne cesse de grandir et qui fait appel à toutes les bonnes volontés au sein du laboratoire s’est mobilisée autour des objectifs suivants :

Mobiliser des binômes ou des petites équipes, afin de mener des travaux centrés sur différentes thématiques en lien avec l’information, la communication, les relations à distance, et la consommation culturelle en période de confinement.

Envisager de fait la rédaction d’un ouvrage collectif et collégial appuyé sur les recherches conduites et éventuellement une série d’articles soumis à d’autres revues.

Préparer l’équipe et d’autres membres volontaires à répondre à un appel d’offre d’envergure lié au COVID-19 et au confinement avec des prospectives sur la suite de cette période.

Profiter dans cette dynamique des partenariats privilégiés dans lesquels notamment nos doctorants sont engagés : IHU de La Timone, Smart Macadam, Association ARTS, partenariats avec des pays étrangers.

ÉTAT DES RECHERCHES :

Au stade actuel, après que chaque chercheur(se) ait réalisé un carnet de bord pouvant étayer une dimension réflexive et qui a permis d’établir des thématiques dominantes, l’équipe a défini un certain nombre de problématiques, axes, et thématiques de travaux de recherche.

EQUIPE NON EXHAUSTIVE :

Michel Durampart, Laurent Collet, Mahamadou Cissé, Julie Golliot, Pauline Reboul, Alioune Badara Gueye, Billel Aroufoune, Thierry Gobert, Maud Pélissier, Thibaut Albertini, Sami Ben Amor, Céline Pascual Espuny, Franck Renucci, Philipe Bonfils, Stéphanie Lukasik, Edmond Bou Dagher, Frédérique Sussfeld, David Galli, Clara Galliano, Mairie Louise Botella, Audrey Bonjour.

Cinq thématiques :

THÉMATIQUE 1 : GROUPE FOCUS SUR QUELQUES PAYS DU SUD AVEC DIFFÉRENTES FOCALES

Billel Aroufoune : Algérie – la continuité à distance des mouvements citoyens de revendications en période de confinement, une dynamique citoyenne s’exprimant sur le web.

Fetta Belgacem : circonscrit une étude sur la population Kabyle en regardant plus particulièrement comment les citoyens s’auto-organisent et se prennent en charge.

Feryel Bouzid : Tunisie – l’engagement, la mobilisation citoyenne dans des projets créatifs et civiques.

Mahamadou Cissé : Côte d’Ivoire – perception citoyenne de la gestion de crise du gouvernement, mobilisation en réseau.

Edmond Bou Dagher : Liban – rapport à l’information (MTV) des citoyens libanais, hiérarchie et construction de l’information en état de crise, permanence d’une contestation.  

Alioune Badara Gueye : Sénégal – ressenti et pratiques des étudiants sur les modes de consommations culturels confinées.

Ces recherches se font sur la base de guides d’entretiens concertés, avec des focales différentes. Outre l’intérêt d’avoir un regard sur la diversité des mobilisations citoyennes en période de confinement et un retracé des faits, ces travaux offrent aussi l’intérêt d’éclairer la prise en charge et la mobilisation citoyenne de la crise, le rapport à l’information, aux institutions et de souligner des convergences ou particularités entre pays.

THÉMATIQUE 2 : RAPPORT À L’ACTUALITÉ ENTRE INFORMATION MÉDICALE ET INSTITUTIONNELLE, DÉBATS, CONTROVERSES ET POLÉMIQUES

Julie Golliot, Thibaut Albertini, Franck Renucci. Ces travaux s’appuient sur un état de l’art actualisé et d’une veille sur les débats et controverses en cours, d’une analyse de l’expression sur le web des craintes et attentes citoyennes entre expertise, savoir profane, discours institutionnels et modes d’action en milieu médical.

Thibaut Albertini, doctorant, mène sa recherche au cœur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par le Pr. Didier Raoult. Celui-ci peut donc retracer la vie d’un hôpital et d’un service spécifique sur le front des opérations, la diffusion des débats et controverses au cœur de l’action. Il mène également des entretiens courts sur le rapport à l’information médicale des populations faisant un test de dépistage et observe la gestion de crise au sein de l’IHU. L’ensemble de ces actions sont relayées et appuyées par Céline Pascual Espuny et Michel Durampart.

THÉMATIQUE 3 : LE DÉSERT CULTUREL : RÉACTIONS MOBILISATION SUBSTITUTIONS/COMPLÉMENTARITÉS

Alioune Gueye, Marie Louise Botella, Frederique Sussfeld portent un double regard sur le confinement en cours. 

Il s’agit de voir comment se mettent en place des modes de substitution numériques et digitales en période de vide culturel, puis de mesurer leur pertinence, leur durabilité et les risques afférents. 

Il s’agit également, d’un autre côté, d’analyser la mobilisation des acteurs de la culture et du spectacle dans une situation où le spectacle vivant, notamment, ne peut s’exprimer.

THÉMATIQUES 4 : LE TÉLÉ ENSEIGNEMENT, RESSOURCES, AIDES, CONDITIONS, LIMITES

Pauline Reboul, Michel Durampart et Thierry Gobert. Le focus porte sur un terrain précis : la Métropole de Lyon et plus particulièrement son équipement ressource auprès de familles ou d’élèves en difficulté dans le cadre de l’enseignement à distance. A cet égard, il s’agit d’étudier le rôle de l’ENT et de focaliser plus spécifiquement sur les décrocheurs sociaux et/ou scolaires au regard des dispositifs numériques. Une mise en perspective sera tentée avec une volonté de généralisation.

THÉMATIQUE 5 : CONDITIONS DE TÉLÉ TRAVAIL, L’ENVAHISSEMENT NUMÉRIQUE

Philipe Bonfils, Marie Louise Botella, Sami Ben Amor, Thierry Gobert : viabilité et saturation liée aux usages abondants du télétravail et des visioconférences.

Maud Pélissier a ouvert une réflexion scientifique avec une veille autour des questions d’écosystème scientifique notamment autour des Ressources sciences ouvertes, Open, communs.

Laurent Collet mène une veille sur les enquêtes en cours venant de différentes initiatives afin de produire une analyse secondaire, il s’implique avec Céline Pascual Espuny dans la coordination du programme et le suivi du questionnaire.

Sami Ben Amor remplit un rôle de premier plan dans la gestion d’un questionnaire en ligne, en le structurant et en administrant le dispositif technique. L’intérêt de ce questionnaire est de mettre à l’épreuve des thématiques de recherche en apportant une forme d’objectivation aux approches plus qualitatives et exploratoires.

Méthodologies : carnets de bord et retours réflexifs, guides d’entretiens et entretiens, questionnaire global et objectivant sur les angles et thématiques, revue de presse spécialisée, veille et analyse secondaire de données, observations distanciées en situation.

Présentation de l'étude scientifique Com-Covid-19

Réalisée par 14 chercheurs pluridisciplinaires de l’Université d’Aix-Marseille, il s’agit d’une double étude scientifique :

1) Une étude longitudinale quantitative (méthode expérimentale) sur 1300 personnes pendant/après confinement où sont étudiés les effets de différents messages de santé publique sur les comportements de protection (gestes barrières…), la motivation à rester confiné, la santé mentale (moral…) et physique, la préparation au déconfinement…

2) Une étude qualitative (entretiens en profondeur) avec suivi longitudinal, tous les 10 jours, d’une population diversifiée de Français lors des confinement/déconfinement : ressenti général, adaptation psychosociale aux risques et au confinement, réactions à la communication nationale de santé publique et discours gouvernementaux, usages des médias…

▶ Sur la base des résultats et de la littérature scientifique, l’équipe est à même de proposer des recommandations aux instances publiques désireuses de baser leurs actions sur des faits et recherches scientifiques afin de gérer au mieux les effets de la pandémie. 

Chercheurs impliqués : 

Partie recherches qualitatives : Pr M.P Fourquet-Courbet, Pr D. Courbet, Pr C. Pascual-Espuny,  Dr P. Bernard, Dr E. Basile, Dr P. Kouadio, T. Klein, C. Savin, A. Bérard, R. Cottreau, B. Delavacquerie, J. An

Partie recherches expérimentales : Pr F. Girandola, Dr L. Paquin, Pr D. Courbet.

Laboratoires Universitaires Impliqués : Institut Méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication (IMSIC) – Institut Créativité et Innovations (InCIAM) – Laboratoire de Psychologie Sociale (LPS) – Laboratoire universitaire de recherche en sciences de gestion spécialisé en logistique et supply chain management (CRETLOG)

Contact pour l’étude générale : Pr Didier Courbet didier.courbet@univ-amu.fr  ; didier.courbet@orange.fr

Résultats partiels

1) Le vécu des français en confinement : « un moral qui se dégrade et un début d’acceptation de l’incertitude»

2) Les meilleurs messages à faire passer par les pouvoirs publics pour se protéger du Covid-19 : « des messages épurés pour les femmes, autoritaires pour les hommes »

1ère Étude : Évolution du ressenti lors du confinement à J+10, J+20, J+30 :  Résultats suite à trois phases d’entretiens en profondeur sur une population diversifiée de Français 
Évolution au cours des 30 premiers jours de confinement :

1) Le ressenti général en cours de confinement, plutôt positif 10 jours après le début du confinement (J+10), devient de plus en plus négatif les jours avançant (J+20 puis J+30), notamment : les proches manquent, naissance d’un sentiment d’injustice, parfois de colère, envers ceux qui ne respectent pas le confinement. En J+30, les émotions se contrastent encore davantage et la gestion du confinement diffère fortement selon les personnes. Si certaines continuent à bien gérer le confinement, gardent un rythme quotidien régulier et ont un ressenti globalement positif, d’autres, plus nombreuses qu’en J+20, expriment davantage de sentiments négatifs. Les sources d’émotions négatives se multiplient (lassitude, perte de repères temporels, anxiété). 

Deux phénomènes psychologiques apparus en J+20 perdurent en J+30 : on se convainc qu’il y a toujours plus malheureux que soi et une stigmatisation d’un groupe social, “ceux qui ne respecteraient pas le confinement”. A J+30, les personnes ressentent un besoin encore plus fort de se sentir socialement utiles, souhaitent agir et aider mais sont frustrées en raison du confinement. Au quotidien, à J+30 on constate que les personnes mettent en œuvre des stratégies psychosociales pour diminuer leurs émotions négatives : par rapport à J+10 et J+20 où la tendance avait déjà été observée, ils s’exposent par exemple moins à la communication des instances publiques (du gouvernement) et aux actualités, trop anxiogènes et trop répétitives.

2) Réactions à la communication des instances publiques. Si en J+10, la volonté d’être collectivement à l’unisson en cette période de crise prenait le dessus et inhibait les critiques des discours et actions du gouvernement, la perception de ces derniers a changé. En J+30, l’union derrière le gouvernement continue à se fissurer et les postures idéologiques préalables réapparaissent. Alors qu’en J+10 les personnes exprimaient avant tout le besoin d’une parole centralisée, cohérente et transparente de la part d’un gouvernement qui était perçu comme une institution “censée tout savoir”, à J+30, elles prennent conscience que ce n’est pas le cas et commencent à accepter l’idée de vivre dans une certaine incertitude, par exemple en manquant d’informations fondamentales (ex. sur les masques).

3) Les perceptions de l’après confinement.  Le contraste des perceptions du déconfinement, constaté en J+20, se renforce en J+30. La perspective du déconfinement le 11 mai soulage et effraye à la fois. Les personnes perçoivent une grande incertitude dans la communication du gouvernement et expriment des besoins de communications qui leur permettraient de mieux gérer ces incertitudes liées au déconfinement (masques ? vaccin ? tests ? calendrier ?). La nécessité de réfléchir au plus tôt à une nouvelle organisation sociale et économique après la crise, indiquée dès J+10, s’exprime de plus en plus fortement au fur et à mesure des jours passant. Globalement, les personnes ont toujours indiqué avoir une peur liée au virus plus forte pour leurs proches que pour eux-mêmes. De la même façon, ils expriment une forte peur pour la société, au niveau national et mondial, après la crise sanitaire, à deux niveaux : la peur d’une crise économique et d’une crise sociale (perte de confiance dans les autres, centration sur soi). 

2ème Etude : Quels sont les meilleurs messages à faire passer par les pouvoirs publics pour inciter à bien se protéger du Covid-19 ?

Quels sont les meilleurs messages de communication des pouvoirs publics (Président de la République, gouvernement, organismes de santé publique…) à destination des citoyens en période de confinement ?  Devant le caractère inédit de la situation épidémique, ils ne peuvent s’appuyer sur aucune situation analogue précédente, ni aucune étude scientifique pour répondre à cette question et pour concevoir des messages pertinents.  Or ces messages sont fondamentaux pour faire respecter les mesures de protection, gestes barrières et respect du confinement, qui permettront de sortir au plus vite de la crise planétaire majeure. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Aix Marseille a donc réalisé une expérimentation pour tester les messages les plus efficaces et convaincants pour inciter les citoyens à se protéger du virus, à pratiquer les gestes barrières, à rester confinés, à bien s’occuper de leur santé physique et aussi à inciter les autres à se protéger également. 

Selon un protocole scientifiquement rigoureux utilisant la méthodologie expérimentale avec groupe contrôle sur près de 1200 français, ils ont testé l’efficacité de 12 messages incluant différents types d’argumentations informant que « face à la pandémie du covid-19, les Français doivent rester chez eux ». Les résultats obtenus ont permis d’établir un classement des messages les plus efficaces. Ils ont montré, en outre, que les femmes et les hommes réagissent différemment.

Ainsi, le message ayant le plus d’impact est un message très simple, épuré d’arguments, du type “Face à la pandémie du Covid-19 il faut rester chez vous”.  En ajoutant des arguments, on diminue son efficacité. Si ce message est le plus efficace chez les femmes, il n’arrive cependant qu’en 5ème position chez les hommes.  En termes d’efficacité, le message arrivant en 2ème place met en avant un argument selon lequel rester chez soi permet de se protéger soi-même et protéger les autres (message utilisé par Santé Publique France). Il arrive en 2ème position chez les femmes et en 4ème chez les hommes. Le message arrivant 3ème avance que c’est pour le bien de sa famille, de ses amis et de ses proches (ce message arrive en 2ème position chez les hommes et en 4ème chez les femmes). Le message arrivant en 4ème position met en avant un ordre catégorique. Il arrive en tête chez les hommes alors qu’il n’est qu’en 6ème position chez les femmes.

Les trois messages les moins efficaces, aussi bien chez les femmes que chez les hommes affirment que les Français sortiront plus forts de cette crise (10ème position), que la nation est avec les Français et qu’elle sera reconnaissante (11ème position), que chacun doit se comporter comme tous les autres Français (12ème position).

Cette expérimentation a notamment montré que : 

  1. Le message avançant que “nous sommes en guerre contre le virus”, arrive en 7ème place sur 12. 
  2. Chez les personnes politiquement favorables au gouvernement, le message le plus efficace est “les soignants vous aident, aidez-les à votre tour”. 
  3. Les femmes ressentent davantage d’émotions négatives que les hommes face à l’ensemble des messages indiquant qu’il faut rester chez soi. 

En résumant, le message qui produit les meilleurs effets est très épuré, voire formulé sous forme d’ordre pour être efficace auprès des hommes. D’autre part, les messages faisant appel à protéger son entourage direct, sa famille et ses amis sont bien plus efficaces que ceux qui font appel au sentiment d’unité du collectif français ou de la nation.

Note sur la méthodologie de l’étude qualitative :  Entretiens en profondeur (en face-à-face via visioconférence) d’une durée totale de 91 heures avec une population de Français diversifiée, selon la méthode des quotas (critères : âge, sexe, région, nombre de personnes confinées au domicile, type d’habitation, activité professionnelle télétravail ou non, niveau d’études), effectués en trois vagues (soit 90 entretiens) : entre le 10ème et le 14ème jour de confinement (entre le 26/03 et le 30/04/20, Vague 1) ; le 20ème et le 22ème jour de confinement (entre le 05/04/20 et 07/04/20, Vague 2), entre le 29ème et 31ème jour de confinement (entre le 14/05 et le 16/05/20, Vague 3 ). Objectif de suivi longitudinal tous les 10 jours pendant et après le confinement. Sur le plan de la validité scientifique de l’étude qualitative basée sur des entretiens en face-à-face et par rapport au nombre de personnes interrogées : le point de saturation (Glaser & Strauss, 1967) a été dépassé. Ce critère scientifique témoigne du nombre suffisant de personnes interrogées.  

Toute utilisation de ces résultats doit citer la source « Etude scientifique « Com-Covid-19 » menée par un consortium de chercheurs des équipes IMSIC, LPS, InCIAM, Cret-Log d’Aix-Marseille Université ».

Contact : didier.courbet@univ-amu.fr

Publications Grand public

Premières retombées presse

France 3 (publié le 15 mai 2020) :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/covid-19-etude-scientifique-marseillaise-revele-nos-meilleures-astuces-supporter-crise-1828802.html

France 3 (Journal du 5 mai 2020 – 3 mn d’interview en direct vers la 7ème minute) :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/jt-1213-provence-alpes

Radio Europe 1 :

« C’est arrivé cette semaine » présenté par Patrick Cohen le 2 mai 9h35 – 10 mn d’interview en direct (partie expé) 

https://www.europe1.fr/emissions/C-est-arrive-cette-semaine/dans-quel-etat-desprit-sont-les-francais-comment-mieux-les-inciter-a-se-proteger-du-covid-19-3965864

Radio France Inter :

1) Etude qualitative ; Journal de 19h Environ 11′ après le début du journal

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-19h/le-journal-de-19h-27-avril-2020

2) Etude expérimentale : France Inter : Journal de 13h, c’est 50 mn après le début de l’émission

https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-rendez-vous/le-grand-rendez-vous-28-avril-2020

La Marseillaise (publié le 29 avril 2020) :

http://m.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/81887-didier-courbet-les-francais-sont-craintifs-vis-a-vis-du-deconfinement

France Bleu (publié le 28 avirl 2020) :

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/des-chercheurs-etudiant-l-impact-des-messages-de-prevention-sur-les-francais-1588050070

Maritima (publié le 28 avril 2020) :

https://www.maritima.info/actualites/coronavirus/marseille/11904/ressenti-pendant-le-confinement-et-perception-des-messages-une-etude-par-des-chercheurs-marseillais.html

Jnews (publié le 28 avril 2020) :

Des chercheurs étudient l’effet des messages de prévention sur les Français