David REYMOND

  • Coordinateur d’axe de recherche
  • Maître de conférences (CNU, HDR)
  • Responsable de la Licence Professionnelle « E-Commerce et Marketing Numérique » (ECMN), Université de Toulon
  • Enseignant en DUT Techniques de Commercialisation, en Master « Langues et Sociétés » (UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines) et en Master « Humanités Digitales, Intelligence Economique et Science des Données », Université de Toulon
  • Membre de l’Axe 1
  • Mots-clés  : Infométrie ; Science des données ; Brevets ; Humanités digitales ; Visualisation ; Recherche d’information ; Veille ; Intelligence compétitive ; Analyse de document
  • Contact : david.reymond@univ-tln.fr

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1-Humanités numériques : machines, interfaces ou algorithmes pour collecter les données, les nettoyer, les filtrer, les agencer, les transformer afin de les explorer, les interpréter, les présenter, et les communiquer

2- Notion de référence au sens large afin de favoriser leur compréhension et initier leur exploitation : que ce soit à des fins d’explicitation des phénomènes observés, ou de l’entendement de données complexes, ou encore pour développer des instruments en appui de l’interprétation de comportements humains qu’ils soient informationnels, sociaux ou historiques

3- Développement les chaines infométriques de Patent2Net.

  • Animateur et coordinateur du projet inter laboratoires : Captiles II

Dans ce projet, soutenu par l’université de Toulon au niveau de deux pôles de recherche et par les collectivités territoriales, participent 24 chercheurs des laboratoires LEAD (économie), LIS (informatique-bioacoustique), IMSIC (information et communication), CERGAM (Gestion), MIO (chimie), en coordination avec le Parc National de Port-Cros. Le projet Captiles a démarré avec les Journées Scientifiques 2017 par le lancement d’une série de conférences sur la capacité de charge et a permis le déploiement de travaux pluridisciplinaires et/ou singuliers (expérimentations, recueil de données qualitatives et quantitatives) pour l’analyse de la charge touristique et son incidence économique, sociale et écologique. Les laboratoires LSIS et IMSIC ont fixé comme objectif l’établissement automatisé de seuils de charges à partir desquels la faune est perturbée ainsi que le développement de techniques préventives du comportement des populations (éducation, sensibilisation) afin de tenter de disposer de moyens de limiter l’impact de la nuisance anthropique. Lors de Captiles 1 nous avons mesuré les liens entre l’affluence des visiteurs, leur profil et leur engagement à ne pas nuire (questionnaire) puis montré l’incidence écologique par la détermination de leur impact sur le paysage acoustique.

Cette année concerne davantage la comparaison des résultats obtenus, la mise en place d’outils de mesure synthétiques et opérationnels. Des travaux complémentaires ont été réalisés pour compléter les données et notre panoplie d’analyse (extension des zones de captation, procédures de sensibilisations différentiées, techniques d’éco sensibilisation de groupe associé à l’appropriation de technologies de captation de données de questionnaires mobiles). Les résultats sont prévus pour le printemps 2019.

Ces travaux ont permis le développement d’un projet en extension afin d’atteindre d’autres populations pour nous permettre de généraliser les résultats. Le projet en cours, en association avec le CERGAM, est d’étendre ce protocole en prenant la dimension de l’expérience usager apposée elle-même à la sensibilisation au bruit pour interroger le degré d’efficacité de ces variables dans les protocoles de sensibilisation.

  • Patent2Net (P2N)

Le terrain de la documentation brevet est pratiquement inoccupé : perçu le plus souvent sous l’angle de la protection juridique, l’espace que nous avons ouvert par l’angle documentaire pose nombre de questions de recherche à la croisée de diverses disciplines.

Face au manque d’outils libres et utilisables pour la recherche et la formation, nous avons développé une instrumentation complète et libre (déposé à l’APP). La suite logicielle P2N s’utilise tant pour la médiation à la documentation brevet, à l’apprentissage à la création de chaines infométriques de visualisation et à la recherche en documentation. Dorénavant le document s’inscrit en tant que ressource pour des cursus pédagogiques (écoles doctorale, écoles d’ingénieurs et cursus en intelligence économique).

L’artefact P2N (Patent2Net) est utilisé en France, au Brésil, au Sénégal et en Australie dans un cadre pédagogique et de recherche (niveau M2 et doctorats). Sa notoriété croissante fait augmenter le nombre d’utilisateurs au quotidien et porte son rayonnement à l’international, notamment dans le cadre de travaux menés avec le laboratoire brésilien vlab4u. Le réseau de collaboration s’étend aujourd’hui à une trentaine de chercheurs, enseignants et développeurs internationaux (Fr, Br, Ch, De).

Au-delà de la réflexion épistémologique issue de la techno-science l’approfondissement de l’utilisation de la documentation brevet se relève d’intérêt pour l’innovation (sociale, frugale), le marketing (analyse des développements stratégiques, analyse des innovations), ou encore les fondements de la construction d’états de l’art documentaire. Ces travaux posent les fondements de la source documentaire académique traditionnelle étendue à la documentation technologique que constituent les bases de données brevet. Apprendre à utiliser la documentation brevet est un enjeu de taille, et sa complexité impose une conduite de sa pratique particulière : un enjeu de recherches en SIC par la production d’instruments d’analyse contextualisés. Réciproquement, des chaines de médiations instrumentées modifiables et adaptables à souhait se positionnent comme une instrumentation de construction de moyens de pilotage sémiotiques rendant concrètes les relations qu’entretiennent open data, datamining et algorithmique ce qui ouvre un volet complémentaire d’interrogations à la croisée de différentes disciplines et novateur en SIC.