Représentation(s) et Numérique(s). Partie 1

Sous la direction de Laurent Collet et Michel Durampart

Associer les termes de numérique et de représentation peut faire entendre plusieurs options sémantiques, ouvrant ou fermant des perspectives interprétatives.

Tout d’abord, doit être posée la question du nombre. S’il paraît évident d’accorder le terme de représentation au pluriel, doit-on faire de même pour le terme de numérique ? Rien n’est moins certain puisque le numérique est autant une réalité organisationnelle, qu’objectale ou sémiotique (Le Moënne, 2015), loin d’être figée dans le temps et qui s’établit dans une acculturation technique et sociale (Collet, Durampart, 2014) tout autant qu’elle construit le consommateur-usager (Paquienséguy, 2012). Parler de « numériques » ne serait donc pas choquant pour aborder des supports ou secteurs sociaux spécifiques de numérisation mais empêcherait alors une certaine montée en généralité.

Pourrait ensuite se pose la question de l’utilisation d’articles définis ou indéfinis : les représentations du numérique ? Le numérique et ses représentations ? Le premier cas ouvre la possibilité de traiter des représentations que certains acteurs sociaux déploient quant au numérique alors que le second replie la question sur la seule forme objectale. C’est d’ailleurs essentiellement pour signifier les deux possibilités à la fois que nous avons opté pour un titre ne fermant aucune perspective : Représentation(s) et numérique(s).

Clara Galliano