Menu Fermer

Communication et organisations, actions-innovations et valeurs sociétales, publiques

Les défis environnementaux soulèvent de nombreux enjeux pour les sciences de l’information et de la communication, interrogeant directement la pluralité et la multidimensionnalité des rapports à la “nature” ou aux éléments “bio-physiques” portés par les récits et discours environnementaux, dans le cadre de la communication sociétale, institutionnelle, politique, associative mais aussi du travail journalistique.

Membres

  • Coordination : Céline Pascual-Espuny, Audrey Bonjour, Anne Gagnebien, Daphné Duvernay
  • Titulaires : David Peyron, Felix Weygand, Natacha Souillard, Lucia Granget, Franck Renucci, Stéphane Amato, Maud Pélissier
  • Émérites : Françoise Bernard, Christiane Peyron Bonjan
  • Associés : Frédérique Sussfeld, Maya Velmuradova
  • Doctorants : Emilie Couraud, Maelle Tribondeau, Olivier Sadoul, Tony Nganou, Charlotte Michalak, Jean-Marc Jullien

Méthodologies

Une approche par les discours et la semio-pragmatique

  • Ces récits et discours charrient par ailleurs des imaginaires/horizons normatifs parfois antagonistes dessinant des lignes de tensions fortes dans les façons d’appréhender les transformations sociétales contemporaines, la transition écologique et sociale, en cours et à venir, dans un contexte où l’urgence et la gravité des crises ne donnent pas lieu aux mêmes réceptions, solutions, ni aux mếmes engagements. Comment les impératifs de RSE sont-ils traduits en discours et en pratiques? 
  • Ces défis, récits et discours environnementaux questionnent également la façon dont les citoyens et collectifs se saisissent des enjeux, que ce soit via des pratiques individuelles ou collectives implémentées dans  des dispositifs participatifs de communication publique ou des mobilisations environnementales. Analyser l’articulation entre discours et pratiques autour de ces modalités d’agir (et leurs freins)  sur les sujets environnementaux permet d’envisager les ressorts de l’action citoyenne dans ses dimensions info-communicationnelles, et la façon dont les dynamiques croisées individuelles, collectives,  de coopération et de conflictualité renouvellent l’action et les discours environnementaux. Les marches pour le climat, le mouvement Zéro Déchet (Zero Waste), “les 150”, sont autant de terrains à investiguer pour saisir ces dynamiques, que ce soient leur “automédiation” “en ligne” et “hors ligne” que leur traitement médiatique. 

Une recherche ancrée sur les changements sociétaux

  • la dimension à la fois mondialisée et localisée des défis environnementaux, les modes de vie, les inégalités environnementales, la transformation des modes “d’habiter” et d’aménager, notamment  les centres urbains questionnent les rapports aux territoires, dans leurs dimensions vécue, sensible, prescriptive et projective mais également les représentations et catégorisations des espaces.
  • Comprendre ces transformations catégorielles, en lien avec les récits et discours sur les territoires permet d’envisager les phénomènes de résistance, d’encouragement ou d’acceptation des changements dans les manières de co-construire les territoires. Les jardins partagés, projets d’équipements et d’aménagements, campagnes de sensibilisation pour la préservation des milieux naturels, témoignages, récits littéraires, etc sont des observatoires possibles.

Des recherche-action en lien avec le territoire

Dans le cadre de la communication sociétale, nous nous intéressons sur le positionnement des parties prenantes par rapport aux différents acteurs présents sur les zones concernées de protection environnementale et comment elles sensibilisent à la protection d’un bien commun.

  • Parmi leurs demandes, la question des changements de comportement s’avère cruciale. Informer, sensibiliser permet de faire évoluer le niveau de connaissances et de conscience éco-citoyenne de leurs publics mais ne se traduisent pas toujours ou pas suffisamment par l’adoption de nouveaux comportements plus respectueux.
  • Nous mobilisons le paradigme de la communication engageante, issu du croisement des domaines des sciences de l’information et de la communication avec la psychologie sociale. La théorie de l’engagement montre que ce ne sont pas les valeurs personnologiques qui conduisent un individu à changer de comportement mais la situation, le contexte, dans lesquels le sujet devient acteur de l’action menée. La communication engageante consiste à répondre aux questions « qui dit quoi ? », « à qui ? », « comment ? » et « en lui faisant faire quoi ? »  (Bernard et Joule, 2004, Girandola et Joule, 2012).
  • Une autre approche, celle des Nudge (Thaler &Sustein) permet également d’agir sur les changements de comportement, par une méthode douce, sous forme de coup de pouce pour inspirer la bonne décision. La théorie du nudge est un concept qui réfute l’idée selon laquelle nous sommes des êtres rationnels dont les choix sont forgés par la raison : pétris de biais cognitifs, nous subissons régulièrement des déviations de la pensée logique par rapport à la réalité.

L’approche par la communication engageante ou les nudge repose sur un pluralisme méthodologique : méthode expérimentale, recherche-action, entretiens compréhensifs, observation-participante.

Collaborations

Académique (échelle locale, nationale, européenne, internationale)

L’équipe 2 est présente au niveau des instances et de la gouvernance, et a l’intention de poursuivre son engagement collectif, au sein de projets académiques locaux et européens (Amidex ODD, partenariats Civis, ANR PAUZAFRUITS), séminaires croisés (CELSA Paris Sorbonne, GRIPIC/ IMSIC). L’équipe construit aussi ses projets innovants académiques dans l’interdisciplinarité (pour AMU : OSU Pythéas, Polytech, IUT, Fac de sports, EJCAM ; pour Toulon : INRAE, IMBE…). Les membres de cette équipe participent au GER ComEnSS (communication environnement science et société) reconnue par l’IECA et qui regroupe des chercheurs internationaux en communication environnementale.

Partenariats socio-économiques

L’équipe 2, déjà très engagée dans des partenariats locaux (Métropole Aix-Marseille Provence, ARB, Graine Paca, OFB, UNCPIE, Bastide à fruits…) au travers de projets scientifiques relevant souvent de recherche-action, s’élargit à des dimensions européennes et euro-méditerranéennes. Elle s’investit également dans un périmètre professionnel par une présence au sein de Conseils scientifiques (Académie des Controverses et de la Communication sensible, Cap Com, Communication Publique, Syntec relations publiques)

Intégration du projet dans la stratégie des établissements tutelles et dans la stratégie du site universitaire

Des membres de l’équipe 2 et 4 portent des projets AMIDEX interdisciplinaires au sein d’AMU et sont impliqués dans différents projets innovants : Tiger, Dream U, CISAM, DU engagement.

Positionnement et contribution des équipes (ou départements pour les TGU) et synergies entre les équipes (départements)

Tout en gardant une spécificité historique sur l’environnement, et plus largement la communication sociétale, l’intégration de nouveaux membres dans l’équipe permet d’envisager des collaborations croisées avec des questions transversales à l’équipe 1, 3 et 4, en particulier sur les questions de culture, de communs, et de participation.

Projets

  • Prochaines rencontres ResCam : Jean-Marc Avrilla en tant que directeur de l’ESADTPM mais aussi membre de notre ED
  • Projet européen de recherche avec l’ESADTPM et participation à un projet de colloque portée par une équipe régionale sur la thèse création en SIC.
  • Poursuite du projet des tiers lieux culturels : mutations en cours impulsées par ces espaces mais aussi la construction de liens entre artistes et chercheurs
  • Ecole d’été sur les “musées en mutation” en collaboration avec l’université du Québec à Trois-Rivières, le CNAM et le Louvre (mai 2024 à Toulon et février 2025 à Québec pour ces deux premières éditions)

Orientations

Ces différentes orientations collectives nous amèneront sans à discuter de façon plus large de pratiques d’écritures de la recherche qui s’appuient sur le corps vivant (éventuellement celui du chercheur) et sur un ensemble théorique qui poursuit ce que d’autres ont pensé pour les sciences de l’information et de la communication avec une approche, biologique, psychologique et sociale.

En lien avec les thématiques de l’environnement :

  • le vivant, la création
  • la ville de demain, l’alimentation
  • les humanités environnementales/écologiques
  • la question des émotions
  • en lien avec le colloque 2022 sur la communication avec le végétal et le vivant : Ce pas de côté avec le non-humain nous permet de penser les relations humaines différemment en particulier aujourd’hui où les dispositifs numériques influencent les expériences sociales et humaines.

En lien avec l’équipe 3 du laboratoire (projets inter-axes) :

  • sur les processus info-communicationnels entre les humaines et les dispositifs numériques : études sur l’expérience créative et les émotions
    • séminaire sur “corps vivant, expériences, émotions” en donnant une place aux études du sensible dans un contexte numérique.
    • l’étude de corps connectés qui rejoignent les objets connectés (au moment où l’on parle au XXIe s. “d’internet des corps” ou « d’interfaces neurones directes », ces expériences sont décrites à partir de fondements théoriques (plasticités cérébrales, mémoire, etc.) 

En particulier, sur l’ancrage de la recherche avec la formation à Toulon :

  • les parties pédagogiques de la licence TSI (Ingémédia) pourraient être davantage développée par le projet collectif des études qui s’articulent aux écoles supérieurs de danse et d’art afin de nourrir des projets sur la scénographie, l’espace et le corps vivant et le son.
  • un label recherche-création à l’ED 509.

Des actions collectives et dynamiques sur notre territoire :

  • Poursuivre et amplifier les actions avec nos partenaires traditionnels et avec d’autres
  • Une articulation pédagogie-recherche qui fait émerger des problématiques de recherche et de création
  • Un cycle de rencontres à créer avec nos étudiants 
  • 2024-25… l’organisation d’un colloque international « la science sans nom » articulé à un projet européen