Archives de catégorie Thèse

Laurent HEISER

Le Bureau des Études Doctorales a le plaisir de vous informer que

Monsieur Laurent HEISER

doctorant au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC), rattaché à l’école doctorale 509  « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines », sous la direction de M. Philippe BONFILS, professeur des universités et M. Laurent COLLET, maître de conférences HDR à l’université de Toulon,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :

« Numérique et expérience vécue de l’élève en classe : un espace de communication en recomposition ?»

lundi 25 novembre 2019 à 15h00 à l’université de Toulon, campus Porte d’Italie, bâtiment COUDON, salle CO 315,

devant un jury composé de :

Monsieur Pierre MOEGLIN, professeur des universités à l’Université de Paris XIII, rapporteur,

Monsieur Laurent PETIT, professeur des universités à l’Université Paris Sorbonne, rapporteur,

Madame Margarida ROMERO, professeure des universités à l’Université Côte d’Azur, suffragant,

Monsieur Daniel SCHMITT, maître de conférences HDR à l’Université polytechnique Hauts-de-France, suffragant,

Monsieur Philippe BONFILS, professeur des universités à l’Université de Toulon, directeur de thèse,

Monsieur Laurent COLLET, maître de conférences HDR à l’Université de Toulon, co-directeur de thèse

Résumé :

L’objet de cette recherche porte sur l’analyse de l’expérience vécue en classe d’élèves acculturés au numérique, quand celle-ci est confiée à des néo-enseignants. Nous nous sommes intéressés à la manière dont les acteurs de l’espace pédagogique de la classe construisent du sens dans le contexte d’une généralisation des technologies numériques et de leurs usages, pouvant induire des effets sur la conception-réception des cours. Nous nous sommes appuyés sur un protocole de recherche qui prolonge, en éducation, le projet REMIND, ayant servi à décrire et comprendre la visite muséale. Il s’agissait de demander à des élèves de filmer des séances pédagogiques de leur perspective située grâce à un équipement de lunettes-caméras, puis de les accompagner à commenter leur vidéo subjective. Les verbalisations des élèves ont été analysées au prisme d’un langage symbolique appelé le signe hexadique. Nous avons également mené des entretiens semi-directifs avec les néo-enseignants de ces élèves afin de comprendre leurs modalités de construction des cours. Nos résultats mettent en avant que l’expérience des professeurs débutants répond à des contraintes de la forme scolaire qui peuvent entraîner des décalages avec leurs élèves. Ces derniers développent alors une pensée d’autocontrôle par rapport aux formes d’expression pédagogiques élaborées par leur enseignant : pratiques hétérogènes du numérique, recherche de simplification, frustration et lassitude, … Ceci nous permet de conclure que les enjeux expérientiels des élèves sont difficilement pris en compte par les néo-enseignants pendant la phase de conception de leur cours, ce qui pourrait entre autres favoriser l’offre en médias et outils numériques portée par le secteur industriel et marchand.

Abstract :

The purpose of this research is to examine the experience of digitally acculturated students in the classroom, when entrusted to new teachers. We were interested in the way in which the actors of the pedagogical space of the classroom construct meaning in the context of a generalization of digital technologies and their uses, which can have an impact on the design-reception of courses. We relied on a research protocol that extends, in education, the REMIND project, which was used to describe and understand the museum visit. The idea was to ask students to film educational sessions from their own perspective using eyeglass cameras and then accompany them to comment on their subjective video. The students’ verbalizations were analyzed using a symbolic language called the hexadic sign. We also conducted semi-directive interviews with the neo-teachers of these students in order to understand how they constructed the courses. Our results highlight that the experience of beginning teachers responds to constraints of the academic form that can lead to discrepancies with their students. The latter then develop a thought of self-control in relation to the forms of pedagogical expression developed by their teacher: heterogeneous digital practices, the search for simplification, frustration and fatigue, … This allows us to conclude that the experiential challenges during the design phase of their courses of students are difficult for neo-teachers to take into account, which may, among other things, promote the supply of media and digital tools supported by the industrial and commercial sector.

Nour-Eddine AISSAOUI

Le Bureau des Études Doctorales a le plaisir de vous informer que
 
Monsieur Nour-Eddine AISSAOUI

doctorant au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC) 
,
rattaché à l’école doctorale 509  « sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,
sous la direction de Monsieur Jean-Max NOYER, professeur émérite à l’université de Toulon et
Monsieur David REYMOND, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon
 
 soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :
 
« L’intelligence économique en Algérie : analyse des brevets comme indicateurs de la puissance innovatrice »
 
mercredi 20 novembre 2019 à 10h00 à l’université de Toulon, campus Porte d’Italie, 70 rue Roger Devoucoux, bâtiment BAOU, salle BA 710,
 
devant un jury composé de :
 
Madame Hakima AMAOUZ, maître de conférences-HDR à École Nationale Supérieure de Statistiques et d’Économie Appliquée, Pôle universitaire de Koléa – Algérie, rapporteur, 
Madame Sandrine WOLFF, maître de conférences-HDR à l’université de Strasbourg, rapporteur,
Madame Céline PAGANELLI, professeur des universités à l’université de Montpellier 3, suffragant,
Monsieur Luc QUONIAM, professeur des universités à l’université de Toulon, suffragant,
Monsieur Jean-Max NOYER, professeur émérite à l’université de Toulon, directeur de thèse,
Monsieur David REYMOND, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon, co-directeur de thèse.
Résumé 
 
Cette recherche porte sur l’exploration de l’environnement inventif algérien à partir de la prise en compte de la production informationnelle qui s’exprime à travers les brevets d’invention. Ces derniers constituent une large source de connaissances techniques gratuites. Ils décrivent, détaillent et dévoilent des technologies employées et fournissent des solutions aux problèmes posés. L’accès aux informations technologiques de type brevet s’est développé au cours de ces dernières années grâce à l’évolution progressive des technologies de l’information et de la communication et des moyens électroniques de distribution et de récupération des données. Divers travaux empiriques considèrent les données des brevets comme un indicateur de l’activité inventive et/ou économique. Pourtant, en Algérie, les brevets sont considérés seulement comme un moyen de protection des inventions et non pas comme une source d’information susceptible de générer de nouvelles connaissances. L’objectif de cette recherche est de savoir si les documents brevets permettent d’extraire et de produire de nouveaux savoirs en termes de veille informationnelle et stratégique dans le contexte algérien. Par la même occasion, nous essayons également d’estimer si l’information brevet relative à ce pays est pertinente, stratégique ou bien insuffisante. Pour ce faire, nous évaluons la capacité d’innovation de l’Algérie par le biais d’un ensemble d’indicateurs représentatifs basé sur les informations contenues dans les brevets d’invention déposés sur son territoire. Étant donné que l’analyse des brevets s’apparente à la bibliométrie, notre approche méthodologique s’inscrit dans ce champ de recherche et se base sur les méthodes uni-dimensionnelles et les méthodes bi-dimensionnelles (relationnelles) qui se rapportent à la méthodologie d’analyse des distributions zipfiennes. Les résultats obtenus indiquent que l’innovation dans ce pays demeure à l’état embryonnaire. Tel qu’il apparaît à travers les brevets, il y a plus d’indicateurs de faiblesse que d’indicateurs de force. L’évolution des dépôts est irrégulière et l’accès aux informations relatives aux dépôts est très difficile. Les brevets prioritaires (déposants algériens) ne sont pas importants. L’étude relève une forme de dépendance stratégique à l’égard des technologies détenues par les brevets étrangers et qui s’illustre particulièrement dans l’industrie pharmaceutique et l’industrie de l’énergie. L’examen des brevets indique également que la majorité des inventeurs algériens activent dans des pays étrangers, ce qui suppose que le pays n’arrive pas à réunir les conditions favorables à la pratique de l’innovation.
 
Abstract
 
This research focuses on the exploration of the Algerian inventive environment based on the published information expressed through patents. They are a large source of free technical skills. They describe detail and reveal the technologies used and provide solutions to the raised issues. The access to technological information kind of patent had developed in the past few years thanks to the progressive development of information and communication technologies and electronic means of distribution and recovery data. Several empirical works considers patent data as an indicator of inventive and/or economic activity. However, in Algeria, patents are considered only as a protecting mean of inventions and not as a source of information that could produce new knowledge. The objective of this research is to know whether patent documents allow the retrieval and production of new knowledge in terms of information and strategic monitoring in the Algerian context. At the same time, we are also trying to estimate whether patent information in this country is relevant, strategic or inadequate. To this end, we evaluate Algeria’s innovative capacity through a set of representative indicators based on the information contained in patents filed on its territory. Since patent analysis is related to bibliometric, our methodological approach its registered within this field of research and is based on the one-dimensional and two-dimensional (relational) methods that relate to the analysis methodology of zipfian distributions. The obtained results show that innovation in this country is still in its embryonic stage. As it appears through patents, there are more indicators of weakness than indicators of strength. The evolution of deposits is irregular and the access to the information relating to them is very difficult. Priority patents (Algerian applicants) are not important. The study notes a form of strategic dependency on technologies held by foreign patents, mainly in the pharmaceutical and energy industries. Patent’s examination also indicates that the majority of Algerian inventors perform in foreign countries, which means that the country couldn’t unify the right conditions to the innovative practice.

Evi BASILE

Madame Evi BASILE

doctorante au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC), rattaché à l’école doctorale 356  « Cognition, Langage, Education », sous la direction de Mme Marie-Pierre FOURQUET COURBET,  professeur des universités à Aix-Marseille Université,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :

« Communication contre les violences faites aux femmes. De la création aux processus de réception des dispositifs de détournement du genre»

vendredi 13 décembre 2019 à 14h30 à l’Ecole de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille (EJCAM), 28 rue Virgile Marron, 13005 Marseille, en salle des conférence (4ème étage),

devant un jury composé de :

Madame Marlène COULOMB-GULLY, professeur des universités à l’Université de Toulouse 2, rapporteur,

Madame Béatrice FLEURY, professeur des universités à l’Université de Lorraine, rapporteur,

Monsieur Denis BENOIT, professeur des universités à l’Université de Montpellier 3, membre du jury,

Monsieur Eric DACHEUX, professeur des universités à l’Université de  Clermont Auverge,  membre du jury,

Madame Marie-Pierre FOURQUET COURBET, professeur des universités à Aix-Marseille Université, directrice de thèse,

Résumé :

Notre thèse porte sur la communication contre les violences faites aux femmes, et en particulier sur des dispositifs mobilisant le détournement du genre (DDG). De plus, ces dispositifs intègrent les hommes (dans le champ de la caméra) et les incluent dans le public-cible. Ces violences sont des actes d’hommes en tant qu’hommes qui ciblent les femmes en tant que femmes. Elles relèvent d’un phénomène social d’ampleur et collectif. Elles s’envisagent par le prisme des femmes. Le DDG désigne les perturbations des relations, normes ou représentations socialement construites relevant des femmes et des hommes, du féminin et du masculin. Nous cherchons à mieux comprendre cette notion de DDG. Ces créations de DDG, communicationnelles, artistiques, ou les deux à fois, illustrent pour certaines des emprunts réciproques entre les champs de l’art et de la mobilisation sociale.

Considérant la communication mobilisant le DDG comme forme d’interactions humaines et sociales médiatisées, trois axes de recherche se dessinent : l’étude des formes du DDG à travers ses dispositifs (ses créations) ; l’étude empirique de la création, les processus créatifs et intentions d’influence des concepteur·trice·s (les créatifs) de tels dispositifs ; l’étude empirique de la réception, des processus de réception et d’influence en réception, c’est-à-dire sur des publics constitués de sujets sociaux.

Premièrement, une analyse des dispositifs de DDG hétérogènes permet d’identifier leurs formes multiples qui illustrent l’hypertextualité du genre et des violences (collecte et grille d’analyse systématisées de dispositifs de DDG). Deuxièmement, des entretiens semi-directifs et d’explicitation avec les créatifs permettent l’étude de la création du DDG. Ces derniers assertent la réalité des violences et du genre, ils·elles imitent puis transforment ces réalités sociales, visent à interpeller, faire sentir des affects négatifs et révéler les violences, dans une perspective socio-cognitivo-réflexive, mais aussi à pointer, montrer et renverser sur les auteurs de violence la responsabilité des violences, l’anormalité de leurs comportements. Enfin, troisièmement, nous nous penchons sur la réception du DDG (focus groups et quasi-expérimentation). Les sujets-sociaux relèvent la dimension collective des violences, ressentent l’inconfort psychologique lié à l’hypertextualité et co-construisent des opinions allant dans le sens des intentions initiales en création ou expriment des histoires de violences et sexisme vécues ou en tant que témoin. Même si certaines opinions ne vont pas dans le sens des dispositifs de DDG en condamnant la transgression du genre ou des positions féministes contemporaines, nous avons montré que le DDG peut modifier favorablement des attitudes sexistes.

Abstract :

This thesis explores how visual communication is used to address violence against women, with a particular focus on gender disruption strategies (GDS). Such strategies also reach out to men, placing them in the frame and including them in the target audience. Violence against women is a social and collective phenomenon that concerns acts committed by men qua men who target women qua women; it tends to be viewed through the lens of women. GDS refers to the disruption of relations, norms, and socially constructed representations of men and women and the notions of what is masculine and feminine. This thesis seeks to provide a better understanding of GDS. Whether GDS creations take the form of artwork, media products, or some combination of the two, they illustrate how artistic and social movements borrow from and reciprocally influence each other.

Communication strategies that feature gender disruption are a mediatized form of human and social interaction. From this initial consideration, three lines of research are developed: 1) the study of GDS in terms of the different forms it takes (GDS creations); 2) the empirical study of creation, creative processes, and the intent to influence on the part of those who conceive of and produce GDS creations, and 3) the empirical study of reception, processes of receiving, and influences on the public, i.e. on audiences constituted as social subjects.

To begin, an examination of a heterogenous group of GDS creations allowed the multiple forms of these works to be identified, revealing the hypertextuality of both gender and types of violence (data were collected systematically and evaluated with an analysis grid). Next, semi-structured and focused interviews with creators provided data on how GDS works are created. Creators assert the reality of violence and gender; they imitate and then transform these social realities in order to engage and challenge audiences, communicate negative affect, and disclose violence. Their perspective is social-cognitive-reflexive, but they also seek to call out, expose, and undermine perpetrators of violence, forcing them to become responsible for their actions and the abnormality of their behavior. Finally, the reception of GDS creations was studied using focus groups and quasi-experimentation. The social subjects who receive these works perceive the collective dimension of violence, experience psychological discomfort related to hypertextuality, and co-construct opinions that align with the intentions of the works’ creators. They may also recount stories of violence and sexism that they have experienced or witnessed. Although some audience members condemned gender transgression or contemporary feminist positions, thereby expressing a lack of support for GDS, this research shows that gender disruption strategies can have a positive impact on sexist attitudes.

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