Archives de catégorie Séminaires externes

Séminaire IA, art et créativité

Mardi 29 juin 2021, de 15h à 16h30, en ligne

Le CIS reçoit Alexey Popov et Tatiana Zobnina, deux artistes russes qui utilisent les réseaux neuronaux dans leurs travaux. L’objectif de cette rencontre très particulière est non seulement de faire connaissance de leurs œuvres, mais aussi d’avoir un débat sur la place de l’IA dans le contexte russe. Nous essayerons de saisir la « culture russe de l’IA », qui se développe malgré le contexte autoritaire et la régulation de plus en plus stricte des innovations techniques.

La première présentation sera faite par Alexey Popov et s’intitule « Dessiner à l’aide des biais : explorer les espaces du réseau OpenAI CLIP ». Alexey est membre du projet Kiberchaika, artiste, développeur. Il explore l’usage des biais intégrés dans certains algorithmes comme moyens d’expression artistique.

La deuxième présentation sera faite Tatiana Zobnina et s’intitule « Réseaux neuronaux artificiels pour la génération des sons et œuvres musicales ». Tatiana est ingénieure, musicienne, chercheuse, membre du collectif artistique MLArt. Elle présentera ses œuvres et fera une introduction critique de l’état de l’art des réseaux neuronaux dans la création musicale.

Les présentations seront suivies d’une discussion générale.

Séminaire Intelligence artificielle, art et créativité

Mardi 18 mai 2021, de 15h à 16h30, en ligne

Le CIS reçoit Filipe Vilas-Boas, artiste né au Portugal en 1981. Il vit et travaille à Paris. Artiste conceptuel jouant de la porosité entre les mondes IRL et URL, ses créations combinent récupération, détournement et nouveaux médias. Sans tomber dans l’écueil de la technophilie naïve, ni dans la technophobie, il nous interroge collectivement sur nos pratiques numériques et ses implications éthiques et esthétiques.

Artiste autodidacte, sa pratique a débuté en 2008 avec des interventions dans l’espace public, parallèlement à sa première activité de designer. La même année, il commence à exposer entre autres à la FIT Freie Internationale Tankstelle à Berlin. Dès 2014, il participe à Nuit Blanche avec une voûte céleste interactive au sein de l’église Saint-Eustache. En 2015, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Flaq à Paris et participe au Musée Passager. Son travail a été souligné au sein des deux dernières éditions du livre Portuguese Emerging Art 2018 et 2019. Il expose aujourd’hui régulièrement ses œuvres en France et à l’international.

Dernièrement, ses installations, vidéos et performances ont été mises à l’honneur dans divers événements artistiques et numériques, dont la Conférence internationale sur l’intelligence artificielle à l’Unesco, la Semaine de la langue française et de la francophonie au ministère de la Culture, la Biennale Siana, la Biennale Némo au CENTQUATRE, à la galerie Zaratan, au MAAT Museum à Lisbonne et plus récemment au Tate Modern à Londres.

Dans sa présentation, Filipe Vilas-Boas partagera avec nous les usages et les critiques qu’il a développés à travers des projets déjà réalisés ou en cours de réalisation.

Webinaire du GTnum #ELN

Enquêter auprès d’un public enfantin : regards pluridisciplinaires

Le projet GTNum ELN, porté par Anne CORDIER (UMR 6590 ESO) et André TRICOT (EA 4556 EPSYLON), vous donne rendez-vous le vendredi 21 mai, de 14h à 17h pour suivre le séminaire à distance. Cet évènement est ouvert à toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par le monde de l’éducation et de la recherche.(enseignement, formation, médiation,etc. et la liste n’est pas exhaustive).

Le CIS reçoit Florian Jaton

Hypertextes #5

Le séminaire Centre Internet et Société (CIS) aura lieu le 20 mai 2021, de 16h à 17h, en ligne.

Florian Jaton est chercheur postdoctoral au STS Lab à l’Université de Lausanne. Il a étudié la philosophie, la littérature, les sciences politiques et les mathématiques avant d’obtenir son doctorat en sciences sociales à l’Université de Lausanne. Ses recherches portent sur la sociologie des algorithmes, la philosophie des mathématiques et l’histoire de l’informatique.

Ce livre rend compte de pratiques dont l’articulation aboutit, parfois, à la constitution de méthodes informatiques de calcul, souvent appelées « algorithmes ». Contrairement à la plupart des études sociales contemporaines qui documentent ce que les algorithmes existants font, cette étude de laboratoire documente les opérations nécessaires à la mise en existence des algorithmes. En suivant les acteurs humains et non humains impliqués dans la constitution des algorithmes, ce travail ethnographique éclaire d’une lumière nouvelle ces entités élusives et souvent controversées. L’ambition de cette enquête est de fournir des prises analytiques originales à même d’intéresser celles et ceux qui interagissent étroitement avec les algorithmes, leurs défenseurs tout comme leurs adversaires.

Cette aventure exploratoire au cœur de la science informatique en train de se faire est marquée par trois principales observations. Premièrement, de nombreuses méthodes informatiques de calcul reposent sur des bases de données référentielles appelées « ground truths » qui rassemblent en leur sein des « input-data » et des « output-targets ». Les processus participant à la définition de ces bases de données « ground truths » impactent fortement sur la nature des algorithmes qu’elles aident à façonner et à évaluer. Deuxièmement, et de façon peu surprenante, écrire des lignes de code capables de modifier des données numériques d’une façon désirable est tout à fait central à la constitution des algorithmes. Pour autant, ce n’est qu’en considérant la programmation informatique comme une pratique située – et non pas seulement comme l’expression de facultés mentales – que nous pourrons enfin apprécier à sa juste valeur cette fascinante activité. Troisièmement, la réduction progressive des bases de données « ground truths » aide à la formulation des relations entre les « input-data » et les « output-targets » de ces bases de données. Ces pratiques de formulation permettent, parfois, l’enrôlement d’énoncés mathématiques certifiés qui définiront l’horizon de futurs programmes informatiques.

Ces trois observations quant à la constitution des algorithmes sont intimement liées : les pratiques de formulation se basent sur, et souvent influencent, les pratiques de « ground-truthing » qui elles-mêmes requièrent des pratiques de programmation, elles-mêmes parfois spécifiées par les résultats de pratiques de formulation. Ce que l’on tend à appeler « algorithme » pourrait ainsi être considéré comme le résultat incertain de l’interaction entre ces trois activités pratiques.

Webinaire du T2 GTnum 9 #Scol_IA

Le GTnum “Scolia : Renouvellement des pratiques numériques et usages créatifs du numérique et IA” a pour objectif avancer la réflexion et les propositions en lien au renouvellement des pratiques numériques en intégrant les apports potentiels des usages créatifs du numérique et de  l’IA.  Ce GTnum #Scol_IA est piloté par le Laboratoire d’Innovation et Numérique de l’Education (LINE) de l’Université Côte d’Azur. et est structuré en 5 équipes de travail.

Michel Durampart est coordinateur de l’équipe 2 : « De l’acculturation au numérique vers l’IA« .

Ce groupe de travail se donne pour objets de recherche de : 

  • Axe 3 (Dispositifs innovants) : Faire une analyse secondaire de dix années d’enquêtes et d’études (enseignants et élèves) dans le cadre de plusieurs programmes de recherche régionaux et nationaux  permettant d’effectuer un historique en termes d’appropriation, d’usabilité, et d’acculturation au numérique afin de projeter vers une nouvelles étude circonstanciée liée aux démarches d’appropriation et de familiarisation des enseignants et élèves avec l’IA.
  • Axe 2 (Usages de l’IA en éducation) : Décrire et analyser les discours et les représentations concernant l’introduction de l’IA, notamment à travers la question de l’industrialisation éducative.
  • Axe 4 (Indicateurs et traces) : Vérifier comment les artefacts numériques de l’IA s’intègrent lors de la médiation des savoirs en cherchant à caractériser une dynamique qui tient compte de l’expérience à vivre et des enjeux expérientiels des acteurs tout en cherchant à caractériser les dimensions relevant de leur vécu (à la fois pendant et en dehors du temps scolaire : réalisations d’observations en situation prenant en compte la dimension) expérientielle).

A cette occasion, un webinaire est proposé le vendredi 07 mai 2021, de 09h à 12h30, en présence de plusieurs chercheurs et membres du laboratoire IMSIC, dont : Audrey Bonjour, Philippe Bonfils, Ludovic Picard, Pauline Reboul, Laurent Heiser, Anne Gagnebien et Sami Ben Amor.