Archives de catégorie Séminaires externes

Capitalisme numérique et idéologies

Ce séminaire est une activité du groupe de travail Capitalisme numérique et idéologies du GDR Internet, IA et Société. Destiné à rassembler les chercheurs mobilisés sur ces différentes problématiques, afin de produire un cadre d’analyse opératoire et d’engager une série de publications collectives, ce séminaire est coordonné par Benjamin Loveluck (i3-SES, Télécom Paris) et Olivier Alexandre (CIS-CNRS).

Les séances ne sont pas enregistrées. Il faut s’inscrire au lien suivant pour suivre la séance que vous désirez.

>> Inscription : https://cis.cnrs.fr/extras/inscriptions/sem_capitalisme.php <<

PROGRAMME

2.2.2021 – 10h30 à 12h
L’industrie du numérique comme capitalisme financier, François-Xavier Dudouet (CNRS/IRISSO) sur l’introduction en bourse de Google et Christophe Lécuyer (UPMC/LIP6) sur les stock-options dans la Silicon Valley.

4.3.2021 – 10h30 à 12h (exceptionnellement un jeudi)
L’économie de l’attention, Yves Citton (Université Paris 8/EUR ArTeC).

6.4.2021 – 10h30 à 12h
Libertarianisme et transhumanisme. Une économie des idées, Cecilia Calheiros (EHESS) et Sébastien Caré (Université Rennes 1).

4.5.2021 – 10h30 à 12h
Quel modèle social pour les sociétés numériques ? Bruno Palier (CNRS/LIEPP) et Sarah Abdelnour (Université Dauphine/IRISSO).

Géopolitique de l’OpenScience : La France, l’Union européenne et l’International

Le jeudi 21 janvier 2021 à14:00 - En direct sur MSH-Sud.TV ( http://mshsud.tv/spip.php?article1016)

Ghislaine Chartron a commencé sa carrière comme Ingénieur au sein du département « Recherche et produits nouveaux » du Centre national de documentation scientifique du CNRS.  Puis elle a été 10 ans Maître de conférences à l’URFIST de Paris / Ecole nationale des Chartes en charge de la formation à l’information scientifique dans différents domaines. Nommée professeur des Universités en 2003, elle fonde et dirige la cellule veille scientifique et technologique de l’Institut national de recherche pédagogique (aujourd’hui Ifé) à l’ENS-Lyon. Titulaire de la Chaire d’ingénierie documentaire du Conservatoire national des arts et métiers  depuis 2006, elle dirige l’INTD. Elle a co-fondé le laboratoire DICEN au CNAM en 2009.

L’objectif de cette conférence sera tout d’abord de situer le mouvement de l’Open sciences dans une dimension diachronique et comparatiste, mettant en débat les idéologies qui le soutiennent et les tensions qui le divisent, laissant au final, peu de place aux communautés épistémiques.

Le focus sera ensuite celui des asymétries qui se dessinent dans les nouveaux modèles économiques en construction et en test pour la communication scientifique, laissant augurer des modalités très différentes. La politique publique de la France et sa spécificité seront questionnées au regard des autres repositionnements internationaux.

Avec Angèle Christin

Le CIS organise en partenariat avec le Médialab de Sciences Po une séance de séminaire en visioconférence le 2 juin 2020 de 14h30 à 16h sur  :

L’ethnographe et l’algorithme

Un thème répandu dans la littérature sur les algorithmes est qu’ils sont profondément opaques et fonctionnent comme des « boîtes noires ». Les chercheurs ont proposé plusieurs approches méthodologiques afin de contourner l’opacité algorithmique. Angèle Christin soutient ici que nous devons inscrire explicitement les algorithmes dans la recherche ethnographique, qui peut faire la lumière sur des aspects inattendus des systèmes algorithmiques – y compris leur opacité. Elle délimite trois stratégies de niveau méso pour l’ethnographie algorithmique. La première, la réfraction algorithmique, examine la résonance et les effets des logiciels de calcul sur les personnes et les institutions qui les utilisent. La deuxième stratégie, la comparaison algorithmique, repose sur une approche de similitudes et de différences pour identifier les caractéristiques spécifiques des instruments. La troisième stratégie, la triangulation algorithmique, fait appel à des algorithmes pour aider à recueillir des données qualitatives riches et à se positionner sur le terrain. Angèle Christin conclut en discutant des implications de cette boîte à outils pour l’étude des systèmes sociotechniques et l’avenir du travail ethnographique sur le terrain.

Angèle Christin est professeur adjoint au département de communication et membre du corps professoral du département de sociologie et du programme de science, technologie et société de l’université de Stanford. Elle étudie comment les algorithmes et l’analyse transforment les valeurs professionnelles, l’expertise et les pratiques de travail. Ses travaux ont porté sur le cas du web journalisme, analysant l’importance croissante des mesures d’audience (‘clics’) dans les salles de rédaction web aux Etats-Unis et en France, en s’appuyant sur des méthodes ethnographiques. Elle a également étudié la construction, l’institutionnalisation et la réception d’algorithmes prédictifs dans le système de justice pénale américain.

Lien de la visioconférence : https://sciencespo.zoom.us/j/96286829435

Plus d’informations sur le site : https://cis.cnrs.fr/sem-cis-8/

Réflexion sur les mobilisations en ligne dans le cadre des mouvements sociaux

Le Centre Internet et Société du CNRS vous invite à sa prochaine séance de séminaire avec Valérie Schafer (Université du Luxembourg), puis une présentation/débat préparée et animée par Mélanie Dulong, Ksenia Ermoshina et Olivier Alexandre, chercheur.se.s au CIS, sur les moyens de mobilisation et de soutien rendus possibles par les outils numériques et Internet.

Rendez-vous mardi 28 janvier 2020 de 14h à 16h en salle 255, 59-61 rue Pouchet, Paris 17e, Métro Brochant ou Guy Môquet.

Merci de vous inscrire à cis@cnrs.fr

Valérie Schafer est professeur d’histoire européenne contemporaine au C²DH (Centre luxembourgeois d’histoire contemporaine et numérique) à l’Université du Luxembourg depuis février 2018. Elle a précédemment travaillé au CNRS en France et est toujours chercheur associé au Centre pour l’Internet et la Société (CIS – CNRS UPR 2000). Elle est spécialisée dans l’histoire de l’informatique, des télécommunications et des réseaux de données. Ses principaux intérêts de recherche sont l’histoire de l’Internet et du Web, l’histoire des cultures et des infrastructures numériques européennes, et le patrimoine numérique (en particulier les archives du Web).

De quoi l’histoire du Web fait-elle l’histoire ?

Si les historien-ne-s se sont d’abord intéressé-es à l’histoire d’Internet avant celle du World Wide Web, la recherche dédiée au Web s’est développée ces dernières années, en lien avec un intérêt croissant pour les usages et les cultures numériques. Les archives du Web ont également contribué à stimuler l’intérêt pour la Toile et cette intervention se propose de revenir sur ces jalons historiographiques récents et majeurs. Aussi nous interrogerons en trois temps les territoires balisés, mais aussi les opportunités qui s’ouvrent pour l’histoire du Web : après avoir considéré les recherches liées aux « temps pionniers » et au World Wide Web en tant qu’innovation socio-technique, seront abordés les travaux portant sur le « Web en contexte » (et notamment à l’échelle nationale). Enfin, le « Web en société » et ses cultures numériques sont également devenus un terrain d’étude fécond, pour lequel nous développerons également quelques exemples et pistes de recherche. Ces trois axes invitent à penser l’écriture d’une histoire qui nous parle autant du Web du passé que du présent de la recherche.

Valérie Schafer est professeure d’histoire européenne contemporaine au C2DH, à l’université du Luxembourg et chercheuse associée au Centre Internet et Société (CNRS UPR 2000). Après avoir consacré sa thèse à l’histoire des réseaux Cyclades et Transpac et son HDR à l’histoire du Web en France dans les années 1990, elle poursuit ses recherches sur l’histoire de l’informatique, des télécommunications et des cultures numériques. Elle a récemment publié En construction. La fabrique française d’Internet et du Web dans les années 1990 (Ina Éditions, 2018), co-publié avec Camille Paloque-Bergès, Francesca Musiani et Benjamin Thierry Qu’est-ce qu’une archive du Web ? (OpenEdition Press, 2019) ou encore co-dirigé avec Claire Blandin et François Robinet (et la contribution d’Emmanuelle Fantin) l’ouvrage collectif Penser l’histoire des médias (CNRS Éditions, 2019). Elle est également co-éditrice de la revue Internet Histories.
 
Mobilisation de l’ESR et soutien aux mouvements sociaux : répertoires de modes d’actions en ligne

En deuxième partie, conformément à ses domaines de recherche, le CIS souhaite engager une réflexion sur les moyens de mobilisation et de soutien rendus possibles par les outils numériques et Internet. Dans le cadre actuel de mobilisations critiques autour du projet de Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), nous vous proposons une discussion collective sur les façons dont le secteur de l’ESR peut se mobiliser et soutenir les mouvements de grève de manière efficace et constructive, avec une attention particulière à l’activisme en ligne.

Calendrier des séances suivantes :

26 février 2020 (attention, exceptionnellement un mercredi) 14h-16h : Dominique Cardon et Jean-Philippe Cointet (médialab SciencesPo)
24 mars 2020, 14h-15h30 : Nicolas Baya-Laffite (Université de Lausanne)
28 avril 2020 : en attente
2 juin 2020, 14h-15h30 : Gregory Asmolov (King’s College, Londres)