Archives de catégorie Article, recension

[AAA] Revue Pratiques de la communication, n° 3|2021

Enseigner la communication à distance en temps de pandémie : innovations et limites

Il y a un an, la propagation de l’épidémie de SRAS-cov2 a contraint le monde universitaire à passer tous ses enseignements à distance, sans délai ni préparation. Enseigner à distance un cours conçu à l’origine pour être donné en présentiel est un défi de taille (Bonfils, 2020 ; Villiot-Leclercq, 2020) dans tous les champs disciplinaires, même si chacun a ses propres spécificités. La crise s’installe dans le temps et différentes modalités sont expérimentées, du tout distanciel à l’hybride en passant par le comodal (Gobeil-Proulx, 2019 ; Naffi, 2020). Au-delà des questions spécifiques des dispositifs techniques alternant présentiel et distanciel, les enseignants ont été confrontés à des problèmes de personnalisation des parcours, d’hétérogénéité des niveaux, ou encore de passivité des étudiants. Répondre à ces problématiques a pu être source d’innovation, mais aussi occasionner de la frustration.

Les modalités de l’enseignement majoritairement à distance en temps de crise posent des questionnements spécifiquement à la communication : sur la prise de parole, l’expression de soi, la collaboration ou encore l’évaluation de l’oral. Par ailleurs, la crise sanitaire a obligé enseignants et étudiants à intégrer les outils numériques dans leur quotidien. Mais au-delà des enseignements, c’est toute la société qui s’est emparée des outils numériques pour compenser la distanciation sociale, sollicitant massivement les compétences informationnelles et la culture numérique (Cardon, 2019) de la population, dans les situations de télétravail ou de loisirs.

Cet appel à contribution interroge le basculement à distance des cours de communication dans l’enseignement supérieur et propose de dresser un bilan critique et réflexif sur l’expérience des enseignants et la manière dont les étudiants vivent ce mode d’apprentissage. Trois questionnements seront à privilégier :

  • Quelles sont les transformations dans l’activité d’enseignement amenées par le contexte de pandémie ?
  • En quoi le recours massif aux outils numériques dans la société et dans le monde professionnel en particulier influe-t-il les contenus d’enseignement en communication ?
  • A l’aune des enseignements à distance, de ses limites et de ses empêchements, quelles sont les spécificités de l’enseignement de la communication et de son nécessaire appui sur une interaction en présentiel ?

Calendrier :

  • Soumission de la proposition : avant le 15 mars 2021
  • Retour aux auteurs : le 15 avril 2021
  • Réception de  l’article complet : 15 juillet 2021
  • 2e retours aux auteurs : 1er septembre 2021
  • Réception de la version finale : 1er octobre 2021
  • Publication : novembre 2021

[AAA] Revue MEI n°52

Livre, numérique et communication

La revue MEI. Médiation et information, lance son appel à article pour le numéro 52 (parution début 2022). Les coordinatrices sont : Sylvie Bosser (Cemti, université de Paris8 Vincennes-Saint-Denis) et Nolwenn Tréhondart (Crem, université de Lorraine).

Les propositions devront être envoyées aux deux coordinatrices du numéro : sylvie.bosser@univ-paris8.fr et nolwenn.trehondart@univ-lorraine.fr

5 avril 2021 : date limite de soumission des résumés.

Les propositions devront comporter :

  • un titre;
  • un résumé d’environ 300 à 500 mots;
  • 5 à 10 mots clefs;
  • les informations sur le ou les auteurs: nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel, petite bio-bibliographie.

[AAA] Revue COSSI, n°11|2021

Préservation de la mémoire du Web en temps de crise

Indubitablement, la crise sanitaire liée à la pandémie de Coronavirus (COVID-19) a profondément marqué l’année 2020. Le 3 avril 2020, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) publiait une déclaration appelant à « transformer la menace du COVID-19 en une occasion de soutenir davantage le patrimoine documentaire » (UNESCO, 2020) et réclamait l’existence d’un dossier complet sur la pandémie afin d’en prévenir une autre et de mieux gérer son impact sur la société. États membres, institutions de mémoire et citoyens ont été également invités à collaborer pour assurer non seulement la constitution, la préservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire, mais également l’exploitation de son potentiel scientifique, éducatif et curatif notamment durant les périodes de confinement. Le Conseil international des archives (ICA) a aussi lancé « un appel aux États, aux entreprises et aux institutions de recherche du monde entier pour leur rappeler la nécessité de bien documenter leurs décisions et leurs actions » (ICA, [2020]) pendant et après la crise sanitaire. Dans sa déclaration, l’ICA a revendiqué une intervention d’urgence pour conserver les données générées par des technologies éphémères qui ont dû se mettre en place.

Les institutions de mémoire (services d’archives, bibliothèques, musées) se sont organisées pour assurer la continuité de leurs services, la mise en place de nouvelles modalités d’accès aux ressources numériques et l’accompagnement à distance de leurs usagers. Des boîtes à outils et différentes ressources ont été offertes pour soutenir l’action de ces institutions durant la pandémie[1]. Des projets de mémoire numérique collective ont été vite entrepris partout dans le monde et ont réuni différents acteurs partageant la conviction commune de la nécessaire documentation d’une telle crise et la volonté de constituer des corpus pour l’histoire de demain (Dixon, 2020; Labo Société numérique, 2020). Ainsi, des institutions nationales d’archives et de bibliothèques, des universités, des centres de recherche, des médias, des associations et regroupements dans divers domaines (histoire, sciences humaines, santé, monde social, etc.) ont rapidement mis en place des outils numériques pour recueillir divers témoignages et faits liés à la crise sanitaire, les traiter et les rendre accessibles.

Dans ce même esprit, le portail européen des archives a pris part aux initiatives de différents services d’archives en Europe en proposant le moissonnage des différents témoignages liés à la crise du Coronavirus. Il a assuré la collecte des différentes publications sur les réseaux sociaux en encourageant leur diffusion sous les hashtags #memoiredeconfinement or #pandemicsmemoir and tag @archivesportal ou en les partageant via le courrier électronique (Archives Portal Europe, 2020).

Calendrier :

  • 26 avril 2021 : soumission des résumés
  • 28 mai 2021 : retour aux auteurs
  • 13 août 2021 : envoi des articles complets
  • 15 octobre 2021 : retour des évaluateurs
  • 26 novembre 2021 : correction par les auteurs
  • Janvier 2022 : publication

[AAA] Revue R2IE, n°24|2021

Les guerres pour, par et contre l’information.

Renseignement offensif, désinformation, manipulation de la connaissance

Très médiatiques, les guerres de l’information relèvent d’une multiplicité de formes et d’une myriade de protagonistes qu’il est nécessaire d’étudier avec finesse et profondeur. C’est pourquoi il est important d’éclairer scientifiquement cet objet flou aux contours incertains. Pour ce faire, la R2IE propose un n° spécial sur les guerres par, pour et contre l’information. Une guerre par l’information, car informer c’est influencer (à des degrés divers certes qu’il sera intéressant de notifier). L’étymologie est d’ailleurs là pour le rappeler puisqu’en latin, informare signifie « donner forme à » ou « se former une idée de ». Derrière l’informatif il y a donc aussi le performatif. Une guerre pour l’information, dans le sens où l’enjeu est de savoir avant l’autre et d’obtenir des informations qu’il n’aura pas. Quel beau mot d’ailleurs que celui de renseignement, étymologiquement « instruire de nouveau » (ré-enseigner). Une guerre contre l’information, enfin, car ne pas permettre l’accès à l’information est le meilleur moyen de contrôler l’action de l’autre et surtout de favoriser son inaction. Une science s’intéresse même à l’une des dimensions de cette guerre contre l’information portée à son paroxysme : l’Agnotologie ou comment la société produit, entretient et propose l’ignorance.

Suivant cette typologie, et dans la large panoplie de manœuvres à disposition, on constate que si certaines relèvent de la guerre secrète (avec parfois même l’appui de services spécialisés), la tendance est à l’usage de méthodes légales d’intelligence économique où la transparence va jouer un rôle clé. Ce n’est donc pas nécessairement le plus puissant qui l’emporte, mais bien le plus intelligent, l’intelligence devant alors être comprise comme la capacité à décrypter le dessous des cartes pour mieux surprendre l’adversaire puis garder l’initiative afin d’épuiser l’autre camp.

Pour la première fois, un numéro d’une revue scientifique française en sciences de l’information et de la communication et en sciences de gestion se consacre à ces guerres de l’information avec une approche aussi bien académique pour valoriser la recherche dans le domaine qu’une approche du point de vue des praticiens qui répond à des réalités de terrain.

Un appel à contribution est donc diffusé, invitant toute personne qui le souhaite à proposer un article sur l’une des thématiques retenues pour ce numéro spécial.

Calendrier :

  • Soumission des résumés : 30/04/2021
  • Retour aux auteurs : 12/05/2021
  • Envoi des articles complets : 01/07/2021
  • Retour des évaluateurs : 20/08/2021
  • Envoi des articles finaux : 01/09/2021
  • Publication envisagée : 15/09/2021