Miguel Francesco ONOFRIO-WAIHRICH

  • Direction : Marie-Pierre FOURQUET COURBET
  • Axe 3
  • Mots-clés : Médias sociaux ; Identité sociale ; Emotions ; Conscience globale ; Expérience ; Circulation ; Motivations ; Effets ; Réception ; Evénement socio-médiatique extraordinaire
  • Sujet : La réception des événements socio-médiatiques extraordinaires : le rôle des médias sociaux dans la gestion des émotions et de l’identité sociale

L’objet scientifique de cette thèse est l’identification d’orientations intraindividuels, interindividuels et groupaux, conscients et non conscients, capables de moduler le traitement de l’information mis en œuvre lors de la réception des événements socio-médiatiques hors du commun. D’origine naturelle, accidentelle ou intentionnelle, ces phénomènes partagent des caractéristiques communes. Ils devient extraordinaires en raison du retentissement de diffusions qui circulent dans l’espace médiatique à l’échelle mondiale, des échanges sociaux permettant l’internationalisation d’expériences émotionnelles d’intensité extrême, le plus souvent négatives, et de son implication direct ou indirect dans des futures actions des récepteurs. La réception de ce type d’événement passe généralement par différentes étapes suivant une chronologie identique. Après une première phase d’éveil dans les premières secondes, les personnes entrent dans une deuxième phase au cours de laquelle elles développent des réflexions cognitives élaborées. Ces dernières visent notamment à interpréter individuellement l’événement et à lui donner un sens. Très vite, une troisième phase apparaît : elle est caractérisée par la recherche de nombreuses communications interpersonnelles. C’est en effet lorsqu’elle commence qu’apparaissent le rôle primordial de l’identité sociale du récepteur et son besoin de s’appuyer sur un collectif social pour identifier et réguler ses émotions, car il est peu capable de le faire seul. Les médias en réseau, en tant que système acentré fonctionnant de pair à pair, pourrait alors jouer le rôle d’ordre social et culturel supra-ordonné, capable de gérer et de réguler ces émotions individuelles et collectives. Ce faisant, ces événements font intrinsèquement partie du vécu socio-anthropologique de nos sociétés, sont massivement partagés et s’inscrivent dans les mémoires individuelle et sociale. Cette thèse a ainsi pour vocation d’éclairer les facteurs d’incertitude que la spontanéité, l’homogénéité et la synchronicité des actions sur les médias sociaux jouent aujourd’hui dans le réagencement identitaire, la régulation d’émotions et comme facilitateurs d’une possible conscience globale.

À l’aide d’enquêtes empiriques, d’approches micro-individuelles (modèles mentaux, schémas médiatico-numériques d’usage) et de processus de groupe (communautés, communication interactive et des organisations, etc), ses travaux portent sur la compréhension des traitements de l’information. Les enjeux sécuritaires sont développés par l’étude d’événements médiatiques en appliquent des ressources théoriques psychosociales. Ses recherches concernent le pôle réception, les médias sociaux, l’identité sociale, les réactions émotionnelles, la conscience collective et les mécanismes d’influence médiatique de la communication pair à pair en réseau technique. Il œuvre aussi à développer une réflexion éthique des ces pratiques, sur les apports et les limites persuasifs en contexte démocratique.