Archives de catégorie Thèse

Jacques GHOUL SAMSON

Le Bureau des Études Doctorales a le plaisir de vous informer que

Monsieur Jacques GHOUL SAMSON


doctorant au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC), rattaché à l’école doctorale 509  « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines », sous la direction de M. Philippe BONFILS, professeur des universités à l’université de Toulon,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :

 

« Interactions d’utilisateurs et méta-communalisation d’avatars au sein de World of Warcraft. Un cadre de communication entre espaces physique et numérique »

Mardi 03 décembre 2019 à 15h00 à l’université de Toulon, campus Porte d’Italie, bâtiment COUDON, salle CO 315,

devant un jury composé de :

 

Monsieur Daniel RAICHVARG, professeur des universités à l’Université de Bourgogne, rapporteur,

Monsieur Manuel ZACKLAD, professeur des universités au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) Paris, rapporteur,

Monsieur Jacques WALTER, professeur des universités à l’Université de Lorraine, suffragant,

Monsieur Michel DURAMPART, professeur des universités à l’Université de Toulon, suffragant,

Monsieur Olivier NANNIPIERI, maitre de conférences à l’Université de Toulon, co-encadrant,

Monsieur Philippe BONFILS, professeur des universités à l’Université de Toulon, directeur de thèse.

Résumé :

Cette thèse porte sur la communication médiatée par des avatars dans un espace numérique le « jeu de rôle en ligne massivement multijoueur » (souvent désigné par l’acronyme « MMORPG ») : World of Warcraft. Si nous considérons les espaces numériques à l’aune des interactions qui s’y déroulent, il apparaît que l’une de leurs particularités est la disparition du corps physique de l’interactant (et de ses extensions que sont la voix ou ses postures) au profit d’un corps numérique : l’avatar. Cette substitution pourrait être problématique dans la mesure où le corps physique est une source d’informations essentielle à la définition de la situation permettant le bon déroulement d’une interaction. Pourtant, les recherches antérieures montrent que les individus s’avèrent tout de même capables de fonder des groupes, voire de les pérenniser. C’est ainsi que nous avons été amenés à nous demander : dans quelle mesure une communication médiatée par des avatars est-elle suffisante pour favoriser la pérennité d’un groupe d’individus ? Pour répondre à cette question nous avons poursuivi la lignée conceptuelle de Edward Castronova proposant d’appréhender les espaces numériques comme des espaces à part entière, distincts de l’espace physique. Traduisant cet axe de recherche dans les Sciences de l’Information et de la Communication, cela nous a conduit à nous focaliser sur les interactions menées dans un espace numérique et à considérer que la distinction faite entre les espaces pouvait également s’appliquer à leurs habitants ; du point de vue des interactions, l’avatar est donc une entité distincte de l’utilisateur.

Afin de tenter de répondre à ce questionnement et de mettre à l’épreuve ce cadre théorique, nous avons mis en place une triangulation méthodologique. Le sommet principal de celle-ci a consisté en une ethnographie, pendant plus de deux ans, au sein de deux guildes (des regroupements institutionnalisés d’avatars) de World of Warcraft. Cette observation participante a été complétée par la conduite d’entretiens formels (second sommet) et la captation audiovisuelle des périodes d’interactions les plus intenses (troisième sommet). Cet appareillage méthodologique nous a permis de saisir que les avatars étaient à même de produire des groupes et de les pérenniser, non seulement en produisant des sentiments forts, ancrés spatio-temporellement comme la nostalgie, mais aussi en donnant une dimension rituelle à des évènements essentiels dans la vie quotidienne de ces guildes. L’espace numérique, lorsqu’il est appréhendé depuis le point de vue des interactions, apparaît alors comme marqué par une forme d’indépendance et d’autonomie qui se heurte toutefois à certaines limites essentielles qui nous conduisent à considérer que les interactions menées dans un espace numérique peuvent relever davantage d’un cadre de communication que d’un cadre social

Abstract :

This thesis focuses on avatar-mediated communication in a digital space called World of Warcraft, a « massively multiplayer online role-playing game » (often referred to as « MMORPG »). If we consider digital spaces in the light of the interactions that take place there, it appears that one of their particularities is the disappearance of the interactant’s physical body (and its extensions, such as voice or postures) in favour of a digital body: the avatar. This substitution could be problematic since the physical body is an essential source of information for defining the situation that allows for a smooth interaction. However, previous research shows that individuals are still able to form groups or even sustain them. Thus, we were led to ask ourselves: to what extent is communication mediated by avatars sufficient to promote the sustainability of a group of individuals? To answer this question, we have continued Edward Castronova’s conceptual lineage of understanding digital spaces as spaces in their own right, distinct from physical space. Translating this research axis in the field of Information and Communication Sciences, this led us to focus on the interactions carried out in a digital space and to consider that the distinction made between spaces could also apply to their inhabitants; from the point of view of interactions, the avatar is therefore an entity distinct from the user.

In order to try to answer this question and test this theoretical framework, we set up a methodological triangulation. The main summit of this one was an ethnography, for more than two years, within two guilds (institutionalized groups of avatars) of World of Warcraft. This participant observation was complemented by formal interviews (second summit) and audiovisual recordings of the most intense periods of interaction (third summit). This methodological apparatus enabled us to grasp that avatars were able to produce groups and perpetuate them, not only by producing strong feelings, spatio-temporarily anchored such as nostalgia, but also by giving a ritual dimension to events essential to the daily life of these guilds. When viewed from the point of view of interactions, digital space then appears to be marked by a form of independence and autonomy that nevertheless faces certain essential limitations that has led us to consider that interactions carried out in a digital space can be more a matter of a communication framework than a social framework.

Laurent HEISER

Le Bureau des Études Doctorales a le plaisir de vous informer que

Monsieur Laurent HEISER

doctorant au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC), rattaché à l’école doctorale 509  « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines », sous la direction de M. Philippe BONFILS, professeur des universités et M. Laurent COLLET, maître de conférences HDR à l’université de Toulon,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :

« Numérique et expérience vécue de l’élève en classe : un espace de communication en recomposition ?»

lundi 25 novembre 2019 à 15h00 à l’université de Toulon, campus Porte d’Italie, bâtiment COUDON, salle CO 315,

devant un jury composé de :

Monsieur Pierre MOEGLIN, professeur des universités à l’Université de Paris XIII, rapporteur,

Monsieur Laurent PETIT, professeur des universités à l’Université Paris Sorbonne, rapporteur,

Madame Margarida ROMERO, professeure des universités à l’Université Côte d’Azur, suffragant,

Monsieur Daniel SCHMITT, maître de conférences HDR à l’Université polytechnique Hauts-de-France, suffragant,

Monsieur Philippe BONFILS, professeur des universités à l’Université de Toulon, directeur de thèse,

Monsieur Laurent COLLET, maître de conférences HDR à l’Université de Toulon, co-directeur de thèse

Résumé :

L’objet de cette recherche porte sur l’analyse de l’expérience vécue en classe d’élèves acculturés au numérique, quand celle-ci est confiée à des néo-enseignants. Nous nous sommes intéressés à la manière dont les acteurs de l’espace pédagogique de la classe construisent du sens dans le contexte d’une généralisation des technologies numériques et de leurs usages, pouvant induire des effets sur la conception-réception des cours. Nous nous sommes appuyés sur un protocole de recherche qui prolonge, en éducation, le projet REMIND, ayant servi à décrire et comprendre la visite muséale. Il s’agissait de demander à des élèves de filmer des séances pédagogiques de leur perspective située grâce à un équipement de lunettes-caméras, puis de les accompagner à commenter leur vidéo subjective. Les verbalisations des élèves ont été analysées au prisme d’un langage symbolique appelé le signe hexadique. Nous avons également mené des entretiens semi-directifs avec les néo-enseignants de ces élèves afin de comprendre leurs modalités de construction des cours. Nos résultats mettent en avant que l’expérience des professeurs débutants répond à des contraintes de la forme scolaire qui peuvent entraîner des décalages avec leurs élèves. Ces derniers développent alors une pensée d’autocontrôle par rapport aux formes d’expression pédagogiques élaborées par leur enseignant : pratiques hétérogènes du numérique, recherche de simplification, frustration et lassitude, … Ceci nous permet de conclure que les enjeux expérientiels des élèves sont difficilement pris en compte par les néo-enseignants pendant la phase de conception de leur cours, ce qui pourrait entre autres favoriser l’offre en médias et outils numériques portée par le secteur industriel et marchand.

Abstract :

The purpose of this research is to examine the experience of digitally acculturated students in the classroom, when entrusted to new teachers. We were interested in the way in which the actors of the pedagogical space of the classroom construct meaning in the context of a generalization of digital technologies and their uses, which can have an impact on the design-reception of courses. We relied on a research protocol that extends, in education, the REMIND project, which was used to describe and understand the museum visit. The idea was to ask students to film educational sessions from their own perspective using eyeglass cameras and then accompany them to comment on their subjective video. The students’ verbalizations were analyzed using a symbolic language called the hexadic sign. We also conducted semi-directive interviews with the neo-teachers of these students in order to understand how they constructed the courses. Our results highlight that the experience of beginning teachers responds to constraints of the academic form that can lead to discrepancies with their students. The latter then develop a thought of self-control in relation to the forms of pedagogical expression developed by their teacher: heterogeneous digital practices, the search for simplification, frustration and fatigue, … This allows us to conclude that the experiential challenges during the design phase of their courses of students are difficult for neo-teachers to take into account, which may, among other things, promote the supply of media and digital tools supported by the industrial and commercial sector.

Nour-Eddine AISSAOUI

Le Bureau des Études Doctorales a le plaisir de vous informer que
 
Monsieur Nour-Eddine AISSAOUI

doctorant au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC) 
,
rattaché à l’école doctorale 509  « sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,
sous la direction de Monsieur Jean-Max NOYER, professeur émérite à l’université de Toulon et
Monsieur David REYMOND, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon
 
 soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :
 
« L’intelligence économique en Algérie : analyse des brevets comme indicateurs de la puissance innovatrice »
 
mercredi 20 novembre 2019 à 10h00 à l’université de Toulon, campus Porte d’Italie, 70 rue Roger Devoucoux, bâtiment BAOU, salle BA 710,
 
devant un jury composé de :
 
Madame Hakima AMAOUZ, maître de conférences-HDR à École Nationale Supérieure de Statistiques et d’Économie Appliquée, Pôle universitaire de Koléa – Algérie, rapporteur, 
Madame Sandrine WOLFF, maître de conférences-HDR à l’université de Strasbourg, rapporteur,
Madame Céline PAGANELLI, professeur des universités à l’université de Montpellier 3, suffragant,
Monsieur Luc QUONIAM, professeur des universités à l’université de Toulon, suffragant,
Monsieur Jean-Max NOYER, professeur émérite à l’université de Toulon, directeur de thèse,
Monsieur David REYMOND, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon, co-directeur de thèse.
Résumé 
 
Cette recherche porte sur l’exploration de l’environnement inventif algérien à partir de la prise en compte de la production informationnelle qui s’exprime à travers les brevets d’invention. Ces derniers constituent une large source de connaissances techniques gratuites. Ils décrivent, détaillent et dévoilent des technologies employées et fournissent des solutions aux problèmes posés. L’accès aux informations technologiques de type brevet s’est développé au cours de ces dernières années grâce à l’évolution progressive des technologies de l’information et de la communication et des moyens électroniques de distribution et de récupération des données. Divers travaux empiriques considèrent les données des brevets comme un indicateur de l’activité inventive et/ou économique. Pourtant, en Algérie, les brevets sont considérés seulement comme un moyen de protection des inventions et non pas comme une source d’information susceptible de générer de nouvelles connaissances. L’objectif de cette recherche est de savoir si les documents brevets permettent d’extraire et de produire de nouveaux savoirs en termes de veille informationnelle et stratégique dans le contexte algérien. Par la même occasion, nous essayons également d’estimer si l’information brevet relative à ce pays est pertinente, stratégique ou bien insuffisante. Pour ce faire, nous évaluons la capacité d’innovation de l’Algérie par le biais d’un ensemble d’indicateurs représentatifs basé sur les informations contenues dans les brevets d’invention déposés sur son territoire. Étant donné que l’analyse des brevets s’apparente à la bibliométrie, notre approche méthodologique s’inscrit dans ce champ de recherche et se base sur les méthodes uni-dimensionnelles et les méthodes bi-dimensionnelles (relationnelles) qui se rapportent à la méthodologie d’analyse des distributions zipfiennes. Les résultats obtenus indiquent que l’innovation dans ce pays demeure à l’état embryonnaire. Tel qu’il apparaît à travers les brevets, il y a plus d’indicateurs de faiblesse que d’indicateurs de force. L’évolution des dépôts est irrégulière et l’accès aux informations relatives aux dépôts est très difficile. Les brevets prioritaires (déposants algériens) ne sont pas importants. L’étude relève une forme de dépendance stratégique à l’égard des technologies détenues par les brevets étrangers et qui s’illustre particulièrement dans l’industrie pharmaceutique et l’industrie de l’énergie. L’examen des brevets indique également que la majorité des inventeurs algériens activent dans des pays étrangers, ce qui suppose que le pays n’arrive pas à réunir les conditions favorables à la pratique de l’innovation.
 
Abstract
 
This research focuses on the exploration of the Algerian inventive environment based on the published information expressed through patents. They are a large source of free technical skills. They describe detail and reveal the technologies used and provide solutions to the raised issues. The access to technological information kind of patent had developed in the past few years thanks to the progressive development of information and communication technologies and electronic means of distribution and recovery data. Several empirical works considers patent data as an indicator of inventive and/or economic activity. However, in Algeria, patents are considered only as a protecting mean of inventions and not as a source of information that could produce new knowledge. The objective of this research is to know whether patent documents allow the retrieval and production of new knowledge in terms of information and strategic monitoring in the Algerian context. At the same time, we are also trying to estimate whether patent information in this country is relevant, strategic or inadequate. To this end, we evaluate Algeria’s innovative capacity through a set of representative indicators based on the information contained in patents filed on its territory. Since patent analysis is related to bibliometric, our methodological approach its registered within this field of research and is based on the one-dimensional and two-dimensional (relational) methods that relate to the analysis methodology of zipfian distributions. The obtained results show that innovation in this country is still in its embryonic stage. As it appears through patents, there are more indicators of weakness than indicators of strength. The evolution of deposits is irregular and the access to the information relating to them is very difficult. Priority patents (Algerian applicants) are not important. The study notes a form of strategic dependency on technologies held by foreign patents, mainly in the pharmaceutical and energy industries. Patent’s examination also indicates that the majority of Algerian inventors perform in foreign countries, which means that the country couldn’t unify the right conditions to the innovative practice.

Evi BASILE

Le Vice-Président Recherche d’Aix-Marseille Université autorise Mme Evi Basile-Commaille à soutenir sa thèse de doctorat, préparée sous la direction de Madame la professeure Marie-Pierre Fourquet-Courbet, intitulée :
« Communication contre les violences faites aux femmes. De la création aux processus de réception des dispositifs de détournement du genre ».

La soutenance aura lieu le 13 décembre 2019 à 14h30, à l’École de Journalisme et de Communication, 21, rue Virgile Marron, 13005 Marseille, Salle de conférences, 4ème étage.

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