Archives de catégorie Communication, poster

Développement du Management des Technologies Organisationnelles : Quel impact sociétal ?

Le Management des Technologies Organisationnelles vise la conception et la mise en œuvre de ressources et de dispositifs technologiques contribuant au développement des organisations, à l’orientation et à la mise en œuvre des stratégies, à la gestion et au fonctionnement de celles-ci. L’organisation est envisagée dans son acception étendue:organisations(marchandes, publiques, non marchandes), réseaux, filières…,mais aussi territoires, espaces économiques, espaces sociaux, espaces environnementaux, espaces numériques, écosystèmes… etc. Pour cette XIIème édition du colloque, nous proposons d’explorer et de mettre en perspective l’impact sociétal de ce développement. Le Management des Technologies Organisationnelles soutient largement celui de l’innovation stratégique, organisationnelle et managériale. Il contribue au développement et à la conception des solutions technologiques -cf. les Technologies de l’Information et de la Communication -et des systèmes d’organisation. Il met en perspective des «technologies de management» dont l’impact questionne la place de l’humain, ainsi que la portée de la performance. C’est le cas notamment avec le développement des applications mettant en œuvre les technologies de«l’Intelligence Artificielle» ou encore du «développement soutenable». Au-delà, il se pourrait que le développement de ces technologies questionne leur propre efficacité au regard des promesses et des attendus, au regard de leur performance certes, mais aussi de leur criticité.Sur le plan sociétal, le développement du Management des Technologies Organisationnelles s’articule aux transitions numérique et écologique. Les entreprises et les organisations engagent leur responsabilité sociale, clairement notifiée désormais sur le plan écologique et climatique. Les engagements sont plus flous concernant la transition numérique, ainsi que sur le développement des politiques de management des potentiels humains.Soulignons que le colloque est ouvert aux travaux permettant de croiser les recherches dans un large panel de disciplines : Technologies numériques, Management, Sciences de gestion, Sciences de l’Information et de la Communication, Design, Sociologie, Sciences humaines,etc. Les contributions (résumés ou posters) sont à centrer sur une approche conceptuelle illustrée à travers des exemples, ou issues du terrain avec un effort de prise de recul. Tous types de terrains peuvent être explorés: industriel, commercial, environnemental, économique, social, urbain, créatif, etc. L’appel à communications est destiné aux chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, consultants, et professionnels au sein des entreprises et des organisations. Les posters pourront être présentés en plénière (3 planches, 3 minutes). Les meilleures communications seront publiées dans le volume 13 de la revue MTO aux Presses des Mines

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Journalisme et plateformes 2 : information, infomédiation et « fake news »

Les plateformes (Smyrnaios, Rebillard, 2019) s’imposent comme les vecteurs d’une réintermédiation de l’information en ligne en organisant pour les internautes la circulation et la mise à disposition d’une grande variété de contenus. L’information des journalistes, celle que nous qualifierons ici d’information d’actualité ou de news, se retrouve donc soumise à des impératifs exogènes qui finissent par influencer les constructions éditoriales des médias d’information (Bell, Owen, 2017).

Cette plateformisation de l’information en ligne est concomitante d’une accélération de la circulation d’informations non journalistiques qui, de la satire à la désinformation, alimentent à côté des news l’offre de contenus proposée aux internautes. Dans cet environnement décloisonné où productions journalistiques, désinformation, pièges à clic, infotainment et satire cohabitent, le journalisme est amené à se repenser (Joux, Pélissier, 2018).

Ce colloque ambitionne d’explorer les pratiques journalistiques nouvelles en rapport avec les « fake news » (ou infox) au sein des environnements dominés par les plateformes. Par « fake news », et parce que la polysémie du terme a contribué parfois à son instrumentalisation, nous entendons plus précisément les « troubles de l’information » (Wardle, Derakhsan, 2017) dans toute leur diversité.

A ce titre, le colloque interrogera le fact-checking et la manière dont il se repositionne en dénonçant les « fake news » (Bigot, 2019). Sollicité au moment des campagnes électorales, le fact-checking s’inscrit de plus en plus dans une relation de collaboration et de dépendance entre rédactions et plateformes qu’il convient de questionner (Smyrnaios, Chauvet, Marty, 2017 ; Alloing, Vanderbiest, 2018). Au-delà de l’actualité politique, les « fake news » sur les questions de santé, sur l’environnement ou encore les pièges à clics véhiculant fausses promesses et révélations folkloriques interrogent le statut d’expertise des journalistes spécialisés ainsi que des parties prenantes concernées.

Les propositions de communication doivent comporter 6000 signes et inclure une courte bibliographie. Elles préciseront l’axe dans lequel s’inscrit la proposition. Des indications sur le terrain / le corpus et la méthodologie de recherche sont attendues.

Les propositions sont à envoyer jusqu’au 19 juin 2020 à l’adresse suivante : jep2021@outlook.fr

Les propositions feront l’objet d’une évaluation en double aveugle. Les réponses seront communiquées courant septembre 2020.

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Injonction(s) du numérique

Pour son édition 2020, le Colloque scientifique Ludovia, lieu d’échanges et de réflexions, poursuit son exploration des problématiques posées par le numérique dans les pratiques éducatives et/ou ludiques en convoquant des approches pluridisciplinaires (arts, informatique, sciences de l’éducation, sciences cognitives, sciences de l’information et de la communication, etc.).

Après les problématiques de l’immersion (2006), de la convivialité (2007), du faire soi-même (2008), espace(s) et mémoire(s) (2009), interactivité et interactions (2010), de la mobilité (2011), du plaisir (2012), de l’imaginaire (2013), de création et de consommation (2014), des appropriations et détournements (2015), Formes d’attention, formes de présence, engagement (2016), Partage, échange, contribution, participation (2017), institutions et numérique (2018), numérique et représentations (2019) nous proposons pour l’année 2020 : Injonction(s) du numérique.

 

Le colloque est ouvert à tous les champs disciplinaires.
Les propositions sont attendues sous forme d’un résumé de 3 000 signes maximum, espaces comprises, jusqu’au 25 avril 2020.
Le contact mail est l’adresse : colloqueludovia.org
Site web : www.ludovia.org

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Les agencements socio-numériques de la métrologie citoyenne face à l’urgence écologique : perspectives socio-politiques, design de la participation et rôle des Tiers-Lieux

Les initiatives de métrologie dite « citoyenne » se sont multipliées à travers le monde en s’appuyant de manière extensive sur des dispositifs numériques et sur des dynamiques polycentriques cohabitant, plus ou moins consensuellement, avec les approches soutenues par l’acteur politique et public, les institutions scientifiques ou les organismes de santé. Désignées comme des pratiques de « popularepidemiology« , « citizen science », de « street science » ou encore « d’enviro-tracking« ,  ces mesures citoyennes concernent de nombreux thèmes : qualité de l’air et de l’eau,  pollens, biodiversité, nuisances sonores et olfactives, îlots de chaleur, sismicité, radiations… Ces quantifications des milieux s’accompagnent d’une quantification intensive du soi (notamment dans le domaine de la santé) (Noyer, 2019;Arruabarenna, 2016). La datafication des milieux se prolonge ainsi jusqu’à un questionnement des rapports d’échelles (perceptions de soi, perception endogène de son habitat, de son territoire étendu, etc.) mobilisant mesures et « contre-mesures ». Tout cela s’inscrit dans un mouvement de tissage continu des données, des objets et des corps et se déploie sous fond d’un désir de datas aux économies politiques discutées, controversées, incertaines (Carmes, Noyer, 2015; Saleh, 2018).

Ce colloque vise ainsi à interroger les agencements de la métrologie citoyenne, à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations politiques, participatives, informationnelles, cognitives et scientifiques. II s’agit d’examiner les collectifs qui proposent et conçoivent « des métrologies alternatives » –i.e. des protocoles de collecte jusqu’à la diffusion et l’interprétation de données – en considérant la diversité de leurs expressions et de leurs puissances d’action (Chateauraynaud, Debaz, 2013; Allard, Blondeau, 2013, Huang, Wu, 2019). Dans un contexte où l’impératif participatif face à l’urgence écologique ne cesse d’être rappelé, où les innovations territoriales, sociales, environnementales et technologiques sont en couplage instable (Blondiaux, Fourniau, 2011; Monnoyer-Smith, 2011), un regard pluridisciplinaire s’impose afin d’appréhender les agencements de la métrologie citoyenne selon l’ensemble de leurs dimensions et de leurs conditions de contribution à de véritables transformations socio-politiques : pour suivre encore le projet que proposa le philosophe Félix Guattari, cette perspective veut examiner les conditions d’inscriptions des initiatives de métrologie citoyenne dans un mouvement « écosophique » global (Guattari, 1989).

Date de remise des propositions : 25 février 2020

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Traces numériques et durabilité – temporalités, usages, éthique

Une très large part des sciences humaines repose, de manière centrale ou secondaire, sur le matériau que constituent les traces de l’activité des Hommes : histoire, histoire des arts, littérature, sociologie, anthropologie, architecture, philosophie, musicologie, sciences de l’information, la communication et la documentation, économie, gestion…, à un moment ou un autre, dans leur approche et leurs méthodes partent d’archives et d’objets produits par les hommes.

Les traces de l’existence et de l’activité humaine sont traditionnellement matérielles (objets produits ; textes, images, sons enregistrés sur des supports matériels ; architecture et organisation de l’espace urbain et rural ; productions artistiques dans l’espace public, restes humains…). Leur pérennité est assurée par la qualité des matériaux mis en œuvre, tout particulièrement leur résistance aux outrages du temps : résistance des matériaux de construction aux intempéries et usage des locaux pour les traces architecturales, résistance des matériaux de fabrication pour les traces des activités économiques productives, résistance des supports de l’écriture (pierre, papyrus, bois, argile, vélin, papier…) et des encres et pigments employés pour les traces des activités intellectuelles ou symboliques, résistance des divers constituants du corps et de l’ADN pour les traces de la présence de l’homme…

Propositions de communication attendues pour le 10 mars 2020

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