Archives de catégorie Article, recension

La constitution des autorités numériques dans la production et la circulation de l’information

Dossier coordonné par :

Évelyne Broudoux (Dicen-IDF, Cnam-INTD)

Madjid Ihadjadene (Paragraphe, Université de Paris 8)

Les modifications du « faire autorité » se laissent observer dans les dispositifs numériques en réseau à travers les productions écrites, textuelles ou imagières. Alors que les notions de collaboration, de participation et de partage sont utilisées par les propriétaires des plateformes de réseautage « social » pour publiciser leurs projets, la question de l’autorité numérique qui est au cœur de la production et de la circulation des contenus sur ces plateformes mérite d’être approfondie. Ce dossier d’Études de communicationportera sur la constitution des diverses formes d’autorités numériques à l’œuvre sur les réseaux.

Les nouveaux acteurs de l’autorité numérique

La période actuelle semble caractérisée par une baisse de confiance envers les sources et les professionnels de l’information. Observer les modifications dans les processus de reconnaissance, de légitimation, de l’autorisation de la parole transformée (réputation, crédibilité, présence, identité, autoritativité, etc.) s’avère une priorité pour la compréhension des phénomènes. L’émergence de nouveaux acteurs interroge les rapports de pouvoir et d’influence (horizontalité, circulation de l’information) dans les sociétés et dans les organisations. Plus précisément, les échanges directs effectués dans des espaces de discussion et de publication se produisent en accord avec des systèmes de pertinence qu’il s’agirait de déconstruire, selon les différents contextes d’usages. Pour participer, la confiance est nécessaire, mais ce climat de confiance est tout d’abord suscité par des technologies de captation influençant les comportements humains (ex : travaux du Standford Persuasive Tech Lab), ce qui pose aussi la question du rôle systémique joué par les interfaces.

Autorités numériques et modélisation documentaire

L’autorité numérique peut aussi être interrogée en termes info-documentaires dans l’organisation des connaissances. L’évolution des systèmes de mise en relation des connaissances dans les environnements de publication scientifique tend à granulariser ce qui fait citation. Les technologies d’encodage comme le linked open-datainsèrent dans un tissu toujours plus fin de références des renvois, des ajouts, des recommandations automatisables. La question des responsabilités de l’auteur, de l’éditeur, du lecteur et des infomédiaires dans l’architecture de l’information se pose lorsque chacun est à même d’enrichir la production originale première. 

Le rôle des algorithmes dans la définition des autorités

L’éditorialisation algorithmique, déjà bien connue avec le filtrage collaboratif et les moteurs de recommandation, se décline toujours plus subtilement. Ainsi, les figures du « robot-auteur » se sont banalisées dans la création artistique et dans le traitement de l’information de presse. La question se pose d’une rupture qui s’effectuerait dans les contrats d’intentionnalité et d’originalité liant la fonction-créative à la fonction-interprétative, lorsque la création algorithmique est passée sous silence. Les conséquences de ces nouvelles manières de faire pourraient aussi résider dans l’amplification d’un phénomène de défiance. La désintermédiation reposant sur l’absence d’auteur identifiable questionne aussi l’absence de responsabilité qui en découle. D’une manière plus large, la modélisation des dispositifs redistribue l’autorité dans des processus organisationnels (ex : Wikipedia, blockchain,recours aux technologies de l’intelligence artificielle, etc.).

Les contributions attendues à ce numéro peuvent être théoriques ou empiriques et aborder, de manière non limitative, les différents champs suivants : politique, journalistique, éducatif, documentaire, religieux, artistique, etc.

Le dossier rassemblera des articles selon les orientations suivantes dont nous proposons quelques exemples :

–       les nouveaux acteurs de l’autorité numérique : les formes et facteurs de mise en place d’une relation de confiance et l’influence qui en découle,

–       les plateformes distribuées : la gestion de la participation citoyenne à l’élaboration de connaissances, la gestion de la preuve dans la blockchain,

–       l’autorité et les systèmes d’organisation des savoirs : l’évaluation, la validation des contenus, la gouvernance sur Wikipédia,

–       éditorialisation et autorité : le rôle de l’éditeur et celui de la valorisation des œuvres face à l’automatisation,

–       la communication et l’autorité organisationnelle : les changements dans la gestion managériale des entreprises.

Bibliographie indicative

• Arendt, H. (1972). « Qu’est-ce que l’autorité ? » Dans La crise de la culture (p. 121-252). Paris, France : Gallimard. 

• Alloing, C. (2017). « La réputation pour questionner l’autorité informationnelle : vers une « autorité réputationnelle » ». Quaderni, (2), 33-41

• Broudoux, E. (2017). « Autorité scientifique et épistémique à l’épreuve de la mesure des citations ». Études de communication. langages, information, médiations, (48), 177-198

• Birnholtz, J. P. (2006). « What does it mean to be an author? The intersection of credit, contribution, and collaboration in science ». Journal of the American Society for Information Science and Technology, 57(13), 1758-1770.

• Benoit-Barné, C., et Cooren, F. (2009). « The accomplishment of authority through presentification: how authority is distributed among and negotiated by organizational members ». Management Communication Quarterly, 23(1), 5–31 

• Collerette, P. (2002). Pouvoir, leadership et autorité dans les organisations. Sainte-Foy, QC, Canada : Presses de l’Université du Québec. 

• Favier, L & Ihadjadene, M. (2008). « Langages documentaires: ver une « crise de l´ autorité »? ». Sciences de la société, (75), 11-21.

• Gadeau, O. (2015). « La (re) construction de l’autorité informationnelle dans les pratiques des journalistes québécois sur Twitter ». Communication. Information médias théories pratiques, 33(2).

• Huvila, I. (2019). « Authoring social reality with documents: From authorship of documents and documentary boundary objects to practical authorship ». Journal of Documentation, 75(1), 44-61

• Lewandowsky, S., Ecker, U. K., & Cook, J. (2017). « Beyond misinformation: Understanding and coping with the “post-truth” era ». Journal of Applied Research in Memory and Cognition, 6(4), 353-369

• Montal, T., & Reich, Z. (2017). « I, robot. You, journalist. Who is the author? Authorship, bylines and full disclosure in automated journalism ».Digital journalism, 5(7), 829-849.

• Rieh, S. Y. (2002). « Judgment of information quality and cognitive authority in the Web ». Journal of the American society for information science and technology, 53(2), 145-161

• Taylor, J. R. et Van Every, E. J. (2015). « When organization fails: why authority matters ». New York, NY, États-Unis : Routledge. 

• Vásquez, C., Bencherki, N., Cooren, F., & Sergi, V. (2018). « From ‘matters of concern’ to ‘matters of authority’: Studying the performativity of strategy from a communicative constitution of organization (CCO) approach ».Long Range Planning, 51(3), 417-435.

• Van Zundert, J. J. (2015). « Author, editor, engineer – Code & the rewriting of authorship in scholarly editing ». Interdisciplinary Science Reviews, 40(4), 349-375.

• Wilson, P. (1983). Second-hand knowledge: An inquiry into cognitive authority. Westport, Conn.: Greenwood.

Comité de lecture (en cours de constitution)

Nicolas Bencherki (Université Téluk)

Stéphane Chaudiron (Université de Lille)

Lucile Desmoulins (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)

Bernard Jacquemin (Université de Lille)

Antonietta Folino (Université de Calabre)

Seth van Hooland (Université libre de Bruxelles)

Alice Krieg-Planque (Université Paris-Est Créteil)

Guillaume Latzko-Toth (Université de Laval)

Olivier Le Deuff (Université Bordeaux-Montaigne)

Basma Makhlouf Shabou (Haute école spécialisée de Suisse occidentale)

Alexandra Saemmer (Université Paris 8)

Brigitte Simonnot (Université de Lorraine)

Lise Verlaet (Université de Montpellier)

Sélection des propositions

La sélection des propositions de contribution se fait en deux temps :

– Sur la base d’un résumé de 1 500 à 2 000 motsqui présentera les objectifs, l’argumentation et l’originalité de la proposition ainsi que quelques orientations bibliographiques.

– Pour les résumés retenus, une seconde évaluation sera réalisée sur la base des articles définitifs.

Les instructions aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue : http://edc.revues.org/

L’évaluation sera assurée de manière anonyme par au moins deux lecteurs du comité.

L’envoi des résumés au format Word (.doc) ou PDF se fait aux deux adresses suivantes :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.« >evelyne.broudoux@cnam.fr

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.« >madjid.ihadjadene@univ-paris8.fr

Les propositions d’articles ainsi que les articles peuvent être soumis en français ou en anglais.

Calendrier

15 octobre 2019 : soumission du résumé

15 décembre 2019 : notification de l’acceptation ou du refus du comité de lecture aux auteurs

15 mars 2020 : remise de la version complète des articles

15 juin 2020 : réception des versions définitives

Décembre 2020 : publication du numéro (version papier et version électronique)

Objets connectés : enjeux technologiques, enjeux de société

Revue TIC & Société

Objets connectés : enjeux technologiques, enjeux de société

https://journals.openedition.org/ticetsociete/4644

Dossier coordonné par Béatrice Arruabarrena – Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) – Membre de DICEN

 

Thématique :

Depuis quelques années, le développement des objets connectés est en plein essor. Avec un marché mondial dépassant 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017, les prévisions pour les années à venir annoncent une croissance exponentielle menant à un total de 50 milliards d’objets connectés pour 2020. Ces nouveaux objets, qui permettent de capter, d’analyser et de visualiser des données en temps réel, s’insèrent rapidement dans tous les domaines de la vie quotidienne. On les retrouve dans les transports, l’habitat (smart building), l’écologie, l’énergie (smart grids), la santé ou encore le bien-être. Pourtant, si les recherches montrent que ces nouveaux objets numériques représentent une véritable opportunité pour la surveillance et la régulation en santé (Swan, 2012, 2013), notamment pour le suivi des maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque, etc.) (Simon, 2017), ou encore pour la gestion de l’énergie, par exemple avec le déploiement de compteurs électriques « intelligents », leurs usages n’en restent pas moins controversés et les enjeux sociaux, éthiques, politiques et économiques soulevés par ces nouveaux objets sont encore trop peu abordés (Simon, 2017).

Les objets connectés donnent lieu tout d’abord à des questions de sécurité liées à la protection des données et de la vie privée (Weber, 2010), toutes deux importantes en ce qui concerne la confiance et l’appropriation de ces nouveaux outils numériques (Chouk et Mani, 2016). Si en Europe le Règlement européen sur la protection des données (RGPD) entré en vigueur en 2018 a permis de renforcer la protection des données par la mise en place de principes d’intégrité et de confidentialité, et en réduisant la captation des données à leurs seules finalités d’usage, en revanche, au niveau international, comme le soulignait l’UNESCO en 2013 dans son étude mondiale sur le respect de la vie privée sur Internet, il existe encore des discordances des cadres juridiques entre compétences nationales et internationales qui nécessitent un rééquilibrage. Au niveau technique, les défis concernent les infrastructures, les protocoles et les standards pour l’interopérabilité, les normes métrologiques, et la transparence des algorithmes, en particulier pour les objets connectés destinés au grand public qui sont parfois déployés sans véritable évaluation et concertation entre professionnels, industriels et usagers (Simon, 2017). Leurs usages nous renvoient également à la question de la fracture numérique. L’accès à ces technologies reste encore coûteux tant pour les usagers que pour les entreprises et les organisations, pour qui le prix d’entrée sur le marché nécessite des investissements importants à long terme. 

Pour autant, sur le plan des usages, la question du couplage « humain-machine » (Simondon, 1958) automatisé entre le corps physique, les objets et les données numériques (Boullier, 2016) n’est pas prise en compte dans les dispositifs connectés. Pourtant, ceux-ci ne sont pas neutres. En tant qu’objets info-communicationnels, ils modifient nos modes d’interaction avec les objets (Hoffman et Novak, 2015) et avec les individus, mais ce sont également les rapports réflexifs à soi-même qu’ils intensifient (Pharabod, 2013 ; Arruabarrena, 2016). Le caractère interventionnel (Cambo, 2016) ainsi que leurs effets info-communicationnels de rétroactions automatisées sur l’individu ne sont pas non plus questionnés (Arruabarrena, 2016). Pourtant, certaines recherches auprès des usagers ont bien montré que si les objets connectés pouvaient être considérés comme étant bénéfiques dans des contextes particuliers pour les maladies chroniques par exemple (Del Río Carral et al., 2016), ils pouvaient également être ressentis comme intrusifs au quotidien et se traduire par des abandons, dont les raisons restent par ailleurs très peu étudiées.

Cette problématique sur les usages renvoie à celle de la conception des dispositifs des objets connectés qui aujourd’hui est essentiellement fondée sur des approches comportementales, telles que la captologie, le design persuasif (Fogg, 2002) ou encore celle du « nudge » (principe du coup de pouce) (Thaler et Sunstein, 2009). Celles-ci s’appuient sur les biais cognitifs humains et les ressorts de la psychologie sociale et cognitive pour agir directement sur les comportements des individus. Initialement utilisées pour élaborer des stratégies d’influence dans les domaines de la communication digitale et du marketing. Ces méthodes, qui s’inscrivent dans le développement de l’économie comportementale, sont en train de s’instituer comme nouveau paradigme de l’action publique permettant d’orienter les choix des citoyens (Serra, 2017 ; Bergeron et Dubuisson-Quellier, 2016). Ce « biais comportementaliste » tend à s’imposer dans de nombreux pays (Bergeron, 2018), que ce soit dans le domaine de l’écologie (Bastien, 2012) ou dans celui de la santé (Letho, 2012). Dans le numérique en santé par exemple, ces stratégies peuvent prendre des formes inattendues, par exemple, avec les systèmes de ludification (gamification) que l’on retrouve dans les traceurs d’activité́ de type « Nike+ » ou « Fitbit » (Whiston, 2013), qui sont conçus pour orienter la gestion des pratiques de santé par le jeu et influencer de manière « douce et ludique » l’acceptation de nouveaux comportements. Si ces méthodes de design peuvent être pertinentes dans certains cas, elles comportent le risque que leur caractère prescriptif réduise l’humain à ses comportements cognitifs et transforme le citoyen en simple consommateur (Morozov, 2012), déplaçant de fait la responsabilité collective vers l’individu devenu seul responsable de ses pratiques en santé comme en écologie, au détriment d’un projet collectif plus global au niveau de la société (Del Río Carral et al., 2016). En ce sens, les objets connectés interrogent l’instrumentalisation des comportements individuels comme forme contemporaine de biopouvoir (Lupton, 2016) instituant « un « gouvernement des comportements ».

Les objets connectés soulèvent donc à la fois des enjeux technologiques et sociétaux importants dans la construction de la société numérique de demain, notamment en vue de leur généralisation. Face à ces implications, il est essentiel aujourd’hui d’identifier les opportunités et les limites des objets connectés, de même qu’il apparaît nécessaire de clarifier les fonctions de ces nouveaux objets dans leurs usages, leur conception et leur évaluation.

Cet appel à contribution a pour objectif d’inviter à s’interroger sur les enjeux de société que posent les objets connectés. Ces réflexions développeront des points de vue originaux et critiques sur le développement des technologies connectées et sur leurs implications pour les individus et la société dans des domaines aussi variés que la santé, l’écologie, l’éducation, l’habitat, etc.

Les axes pourront porter sur les thèmes suivants sans forcément s’y limiter :

  • Les enjeux de société (d’ordre politique, économique, juridique, épistémologique, etc.) ;
  • Les usages (études d’usage empiriques sur des cas d’applications, modélisation des usages) ;
  • La conception (design) de dispositifs « objets connectés » (objet-application-plateforme de données) avec des propositions de modèles théoriques de conception, y compris selon les nouvelles méthodes de co-conception entre concepteurs et usagers ;
  • Les méthodes d’évaluation sociologiques sur les usages d’objets connectés.

Une attention particulière sera donnée aux propositions concernant les questions éthiques en lien avec les objets connectés.

Directives aux auteur.e.s

Les contributions doivent être soumises en français. Les textes doivent comprendre entre 40 000 et 50 000 caractères espaces compris et suivre le modèle APA pour la présentation bibliographique, tel que présenté par l’Université de Montréal : http://guides.bib.umontreal.ca/disciplines/20-Citer-selon-les-normes-de-l-APA (voir en particulier les rubriques « Dans le texte » et « En bibliographie »). Les auteur.e.s sont invités à respecter les consignes de la revue concernant la mise en forme du texte (consignes disponibles sur le site de la revue, à la page http://ticetsociete.revues.org/90).

Les manuscrits feront l’objet de deux évaluations selon la procédure d’évaluation à l’aveugle. 

La date limite de soumission des articles (voir consignes aux auteurs http://ticetsociete.revues.org/) est fixée au 20 avril 2020.

Les propositions d’articles doivent être envoyées à l’attention de Béatrice Arruabarrena à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. » target= »_blank »>beatrice.arruabarrena@lecnam.net

Il est également possible de proposer en tout temps des textes hors thème. Ceux-ci sont aussi évalués selon la procédure d’évaluation en double aveugle et publiés dans la rubrique « Varia » ou conservés pour un prochain numéro thématique. Merci, dans ce cas, d’envoyer vos textes à l’adresse suivante : ticetsociete@revues.org

Bibliographie

Arruabarrena, B. (2016). Le Soi augmenté : les pratiques numériques de quantification de soi comme dispositif de médiation pour l’action (Thèse de doctorat). Paris : CNAM.

Bastien, J. M. C. (2012). Réchauffement climatique : les contributions possibles de la psychologie ergonomique et de l’interaction humain-machine à la réduction de la consommation d’énergie. Le travail humain75(3), 329-348.

Bergeron, H., Boubal, C. et Castel, P. (2016). Sciences du comportement et gouvernement des conduites : La diffusion du marketing social dans la lutte contre l’obésité. Dans S. Dubuisson-Quellier (dir.), Gouverner les conduites (p. 157-192). Paris : Presses de Sciences Po.

Bergeron, H., Castel, P. et Dubuisson-Quellier, S. (2018). Le biais comportementaliste. Presses de Sciences Po.

Boullier, D. (2016). Sociologie du numérique. Paris : Armand Colin. 

Cambon, L. (2016). Le nudge en prévention… troisième voie ou sortie de route ? Santé Publique, 28, 43-48. 

Chouk I. et Mani Z. (2016). Les objets connectés peuvent-ils susciter une résistance de la part des consommateurs ? Une étude netnographique. Décisions Marketing, 84, 19-41. 

Del Río Carral, M., et al. (2016). Les objets connectés et applications de santé : étude exploratoire des perceptions, usages (ou non) et contextes d’usage. Pratiques psychologiques23(1), 61-77

Fogg, B. J. (2002). Persuasive technology: using computers to change what we think and do. Ubiquity, 2002(December), 5.

Hoffman D. L. et Novak T. P. (2015). Emergent experience and the connected consumer in the smart home assemblage and the internet of things, Center for the Connected Consumer. 

Hsu C. L. et Lin C. C. (2016). An empirical examination of consumer adoption of Internet of Things services: Network externalities and concern for information privacy perspectives. Computers in Human Behavior, 62, 516-527.

Morozov, E. (2012). The net delusion: The dark side of Internet freedom. Public Affairs. 

Lehto, T. (2012). Designing persuasive health behavior change interventions. In Critical issues for the development of sustainable e-health solutions (pp. 163-181). Springer, Boston, MA.

Lupton, D. (2016). The Quantified Self. Wiley. 

Pharabod, A. S., Nikolski, V. et Granjon, F. (2013). La mise en chiffre de soi. Réseaux, 1, 97-129. 

Serra, D. (2017). Économie Comportementale. Economica.

Simon, P. (2017). Les leçons apprises des principales études sur les objets connectés en télémédecine et santé mobile. European Research in Telemedicine/La Recherche européenne en télémédecine6(2), 67-77.

Simondon, G. (1958) (1989). Du mode d’existence des objets techniques. Aubier Philosophie. 

Swan, M. (2013). The quantified self: Fundamental disruption in big data science and biological discovery. Big data1(2), 85-99.

Swan, M. (2012). Sensor mania! the internet of things, wearable computing, objective metrics, and the quantified self 2.0. Journal of Sensor and Actuator networks1(3), 217-253.

Thaler, R. H. et Sunstein, C. R. (2009). Nudge: Improving decisions about health, wealth, and happiness. Penguin.

Weber R. H. (2010), Internet of Things: new security and privacy challenges. Computer Law & Security Review, 26, 1, 23-30.

Whitson, J. R. (2013). Gaming the quantified self. Surveillance & Society,11(1/2), 163.

L’utopie maintenant

KAIROS – revue en ligne

Numéro 5 – L’utopie maintenant

Envoi des propositions avant le 20/9/2019 

 

La standardisation, la normalisation et la rationalisation technocratiques rendent le présent si immanentiste[1]qu’il apparaît impossible d’en tracer les lignes de force. L’alternative, la déviation, le dépassement de cet instant sans horizon, bref la vision utopique s’avère plus que jamais indispensable et vitale. L’espérance et le désir pour une vie meilleure, propres à l’utopie, sont d’ailleurs dans les gènes des hommes depuis toujours et constituent les clés primordiales de l’aventure humaine dans ses rebondissements. « Du possible, sinon j’étouffe … » avait prédit Soren Kierkegaard[2]

Toutefois, « utopie » est aussi un mot aux significations incertaines et peut-être lointaines. A partir de ce terme, une recherche rapide sur la base « Europresse » des articles de la presse périodique publiés sur 30 jours[3]laisse apparaître des titres aussi divers que : « Tous vers l’utopie[4] », « Les habitants du Familistère de Godin dans Label utopie[5] », « L’Utopie des arbres, les racines de la transmission[6] », « De l’utopie au « monstre » : la plus grande prison d’Europe, Fleury-Mérogis, a 50 ans[7] ». Dès lors, une première interrogation émerge : que cache cette diversité ? Est-ce de la vacuité[8]ou bien une forme d’idolâtrie mondaine pour un signifiant anciennement chargé de sens ?  

Plus fondamentalement, si l’on revient à quelques traits essentiels de l’utopie – rêve éveillé, espérance, lutte contre l’idéologie par exemple – la période contemporaine est propice à de multiples questionnements à la fois sur sa place dans nos environnements et sur sa nature. Ainsi, derrière la prolifération d’initiatives revendiquant un lien avec l’utopie ou au contraire revendiquant une distance avec elle, derrière la prolifération de projets, derrière la prolifération d’actions situées, doit-on lire une invitation à trouver quelque chose de plus fondamental, de plus métaphysique pour nos sociétés contemporaines afin de trouver une façon de les faire évoluer ? Cette prolifération est-elle le symptôme d’une perte de sens d’un idéal désincarné tendant vers l’universel au profit de modes d’actions et de pensées plus contingents ? Conjointement, le développement d’une « pensée de l’effondrement [9]» remet-il en cause le principe espérance, cher à Ernst Bloch et principale fondation de l’utopie ? Ni idéal, ni rêve, ni chimère, ni croyance, l’utopie ne constitue-t-elle pas le seul mode de penser capable de désincarcérer l’avenir, de dépasser les craintes et les peurs pour réactiver un univers fantasmagorique ? L’utopie n’émerge-t-elle déjà d’elle-même et sous de nouvelles formes pour ré-enchanter le monde ? 

Ce numéro de la revue K@iros s’empare de ces questions difficiles. Il associe plusieurs champs disciplinaires – ceux des Sciences de l’Information et de la Communication, des Civilisations étrangères, de la Géographie, de la Philosophie, de l’Anthropologie, de la Sociologie, ceux aussi, dans le registre différent et complémentaire du paysage, de l’Urbanisme, et de l’Architecture – pour tenter de répondre à l’une des 3 questions suivantes ou à plusieurs d’entre elles : 

 

1 – Que recouvre l’utopie aujourd’hui ? 

Si, à chaque étape de son histoire, l’utopie opère en contrepoint des dysfonctionnements qui lui sont synchrones, ses objets et ses formes changent sans cesse. Son rapport avec ses partenaires habituels – entre autres, le mythe, le symbole, la contingence, la conscience et la nature – n’a cessé d’évoluer. 

Aujourd’hui, la société humaine mondialisée, mécanique et numérique, et ses effets d’artificialisations[10]irréversibles corollaires semblent prendre le dessus, limitant ainsi toutes formes d’échappatoires de l’esprit face à une réalité insatisfaisante.

Dans l’association forcée des contraires, n’est-ce pas, l’ambivalence naturelle de l’utopie, entre l’objectif et le subjectif, le virtuel et l’actuel, le possible et l’impossible, l’être et le non-être, l’ailleurs et l’ici, le vrai et le faux, le naturel et l’artificiel qui apparaît le plus en phase avec l’instabilité et la fragmentation de notre environnement, et ce, en rupture complète avec les valeurs d’unicité, et de totalité du passé ?

De façon induite, les contributions pourront traiter des questions suivantes : 

L’utopie contemporaine, est-elle universelle ? Traverse-t-elle sans encombre les différentes cultures ou civilisations ? 

L’utopie, aujourd’hui, concerne-t-elle l’individu ou le groupe ? Favorise-t-elle l’intercompréhension ? Favorise-t-elle l’incommunication[11] ?

 

2 – Quels sont les effets de l’utopie aujourd’hui ? 

Les utopies politiques du 16eau 18e, littéraires et narratives, ont eu pour effet de faire reconnaître la nécessité d’une conception morale du monde. Les utopies humanistes, architecturales et symboliques des Lumières, ont eu, pour effet majeur, le concept d’idéal scientifique comme seule vision valide du monde. Les utopies du19èmesiècle ont inventé le socialisme des phalanstères et l’accès au bonheur universel. Le Modernisme, au 20esiècle, rupture aussi généreuse que dogmatique, a fait croire au futur idéal pour tous qui, bien que jamais atteint, a réconcilié la ville et l’architecture avec la révolution industrielle et la mobilité.  Même s’il est parfois empreint de quelques dimensions mortifères, cet héritage nous a ouvert sur les valeurs du monde contemporain qu’il a, en grande partie, mises en place. Il reste alors à se poser la question de savoir quels effets l’utopie contemporaine va-t-elle pouvoir produire elle-même sur l’éternel présent de l’ontologie de l’expérience et du plaisir ?

Conjointement, les contributions pourront s’intéresser à ces deux interrogations :

L’utopie, est-elle dangereuse ou bénéfique ? 

L’utopie, peut-elle avoir un impact sur l’ici et le maintenant ? Est-elle antinomique à une approche contingente et territorialisée ? 

 

3- Quelles dynamiques attendre de l’utopie aujourd’hui? 

La matérialisation, pas même envisagée chez More, devient-elle le point de départ du déplacement utopique, avec une dimension d’immédiateté et un rapport au quotidien inédit, un rapport à l’ici et maintenant plutôt qu’au futur et ailleurs, au maintenant du corps plutôt qu’au lendemain de l’âme ? Les rêves individualisés multiples sont-ils les vecteurs d’un monde éphémère et en mouvement ? La figure d’une société idéale alternative peut-elle voir le jour ? Sera-t-elle idéale ou seulement enchantée ? L’enlisement rationaliste et technocratique fera-t-il place à un nouveau messianisme, ou une nouvelle transcendance ?  Entre retour à la nature, réalité virtuelle, accélération, apocalypses diverses, quelles sont les possibilités de partage et d’occupation du monde ? Entre approche universelle et approche individuelle, quelles forces en présence animent les espérances et les imaginaires contemporains ? Quelles nouvelles dynamiques, quelles nouvelles visions, quels nouveaux jeux et enjeux, de l’être et du monde, pouvons-nous attendre de l’utopie pour poursuivre l’aventure humaine ?

 

Pour ce numéro spécial, la revue K@iros attend des propositions reposant principalement sur l’écriture, qu’elle soit analytique ou même narrative. Toutefois, possibilité est laissée à l’utilisation, tout ou partie, de médiums de plus en plus familiers aux yeux contemporains que sont le dessin sensible, le croquis, le diagramme, le graphisme ou autres patterns, en lieu et place de long discours. 

Cette ouverture répond aux souhaits de Laurence Bardin qui a souligné la complémentarité des médiums propres à l’écriture et à l’image « […] il ne faut point arriver à une séparation figée des fonctions des codes iconique et linguistique : l’esthétique, la créativité, l’affectif, le symbolique, la liberté d’interprétation, etc., d’un côté, l’information, le conformisme, la logique, l’abstraction, la précision du sens, etc., de l’autre. […] ».

Deux exemples soulignent encore la force de cette interdépendance :

  •     La collaboration d’Otto Neurath, scientifique et philosophe et Gerd Arntz, graphiste qui a permis l’invention dans les années 1930, d’un système nommé l’ISOTYPE (International System of Typographic Picture Education) 
  •     La collaboration de Kevin Lynch, architecte et urbaniste et de Gyorgy Kepes, graphiste dès 1953 qui aboutira en 1960 à la publication de l’ouvrage « L’image de la cité ».

La coordination de ce numéro sera assurée par:

  •      Patrick Bourgne, MCF, Sciences de l’Information et de la Communication, EA 4647 Communication et sociétés, 
  •     Christian Drevet architecte DPLG praticien, ancien Professeur des Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture, Expert AERES et HCRES
  •   Marie Hélène Gay-Charpin Architecte DPLG, MCF, Théories et Pratiques de la Conception Architecturale et Urbaine, ENSACF

   

Cette coordination ne cherche en aucune manière à « enfermer » les questionnements précédents dans le champ des Sciences de l’Information et de la Communication ou dans celui de l’Architecture. Les trois coordonnateurs de ce numéro font partie du collectif M.U. qui ont dirigé l’ouvrage collectif pluridisciplinaire « Matérialiser l’utopie » PUBP (sortie prévue en janvier 2020). Ce travail éditorial exigeant a favorisé le développement d’un savoir-faire pour concilier (ou du moins pour tenter de le faire) différents points de vue disciplinaires autour d’une problématique en lien avec l’utopie. 

 

Calendrier

Envoi des propositions avant le 20/9/2019 

Retour des évaluateurs : 15/10/2019

Retour des textes complets avant le30/12/2019

Retour des évaluations sur les textes complets : 15/2/2020

Publication : printemps 2020

 

Soumission d’une proposition d’article

  • Les propositions d’articles ne doivent pas dépasser 5000 signes.
  • Elles présenteront de façon claire la connexion entre la teneur envisagée de la contribution et l’une (ou plusieurs) des 3 questions présentées ci-avant. 
  • L’intégration d’éléments graphiques, de vidéos, photos, corpus, résultats d’enquêtes, retranscriptions d’entretiens dans les articles est bienvenue.
  • Chaque proposition d’article soumise sera accompagnée de 5 mots clés, des noms, ainsi que des affiliations et adresses e-mail de tous les auteurs.

Merci d’envoyer vos propositions par courrier électronique aux 3 coordinateurs :

–      Patrick Bourgne : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.« >patrick.bourgne@uca.fr 

–      Christian Drevet : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.« >christian.drevet@sfr.fr 

–      Marie Hélène Gay-Charpin : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.« >marie-helene.gay-charpin@clermont-fd.archi.fr

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel.

Les propositions d’articles seront sélectionnées, en fonction de leur pertinence scientifique et de leur contribution à l’approche transdisciplinaire du dossier. 

(CF Bibliographie indicative proposée par les coordinateurs)

Les propositions et les textes seront évalués en double aveugle par les membres d’un Comité d’Evaluation Pluridisciplinaire, constitué spécialement pour ce numéro par les coordinateurs en relation avec le comité de rédaction de la revue.

Rédaction de l’article

  • Si la proposition est retenue, la longueur de l’article final sera de 30 à 50 000 signes, espaces non compris (ceci inclut les notes, mais exclut la bibliographie).
  • Les articles peuvent être soumis en français, en espagnol, en allemand, en anglais et doivent être accompagnés d’un résumé en français, dans la langue de l’article et en anglais.

Les auteurs sont invités à se référer aux normes de la revue : http://revuekairos.univ-bpclermont.fr/normes-aux-auteurs

Site de la revue : http://kairos.univ-bpclermont.fr/

 

 

Comité scientifique international

ABDELLILAH Abdelkader, Directeur du laboratoire d’information et des archives, Université d’Oran (Algérie)

BASUROY Suman, Professeur en Marketing, University of Texas at San Antonio (Etats-Unis)

BERTIN George, Directeur de recherches en Sciences Sociales au CNAM des Pays de la Loire

CANDEL Étienne, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Lyon

CHEVAL Jean-Jacques, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Bordeaux

DOUYERE David, PU en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Tours

DRESSEN-HAMMOUDA Dacia, Maître de conférences HDR en Études Anglophones, UCA

DRUET Anne-Cécile, Maître de Conférences en Civilisation Espagnole Contemporaine, Université de Marne-la-Vallée

FRAME Alexander, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Bourgogne

FREÁN HERNÁNDEZ Óscar, Maître de Conférences en Histoire et Civilisation de l’Espagne Contemporaine, Université de Franche-Comté

GAZI Angeliki, Assistant professor at the Department of Communication and Internet Studie, Cyprus University of Technology

GAUTHIER Jean-François, Directeur de l’Institut de Gouvernance Numérique (Québec)

GOUSCOS Dimitris, Assistant Professor, Faculty of Communication and Media Studies, University of Athens

GRAMACCIA Gino, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Bordeaux

JUNKERJÜRGEN Ralf, Études Culturelles-Romanistique / Kulturwissenschaften-Romanistik, Université de Regensburg (Allemagne)

KÖSE Hüseyin, Professeur des Universités en Journalisme, Université Erzurum (Turquie)

LARDELLIER Pascal, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Bourgogne

LUENGO LOPEZ Jordi, Profesor Contratado Doctor, Universidad Pablo de Olavide, Séville (Espagne)

NICOLESCU Basarab, Président du Centre International de Recherches et Études Transdisciplinaires (CIRET)

OLLIVIER Bruno, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université des Antilles et de la Guyane

QUANQUIN Véronique, Maître de conférences en Linguistique Didactique, UCA

PEREZ HERRERO Pilar, Profesora titular en Communication, Université de Salamanca (Espagne)

TUDOR Mihaela, Maître de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Montpellier 3

VIALLON Philippe, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Strasbourg

WHITTON Timothy, Professeur des Universités en Études Anglophones, UCA

WIKMAN Marina, Senior Lecturer / Maître de Conférences en Communication interculturelle, Satakunta University of Applied Sciences (Finlande)

ZREIK Khaldoun, Professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris 8

 

Rédacteurs en chef

Olivia SALMON-MONVIOLA, MCF en Etudes Ibériques 14e section

Sébastien ROUQUETTE, PU en Sciences de l’Information et de la Communication, 71e section

 

Comité de rédaction

ABAÏDI, Mohamed-Salah, chercheur associé de Communication et Sociétés, UCA

BERNARD, Agnès, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, UCA

CHAUZAL-LARGUIER, Christelle, Maître de Conférences en Sciences de Gestion, UCA

GUILLAUMOND, Julien, Maître de Conférences en Etudes Anglais, UCA

 

Bibliographie indicative:

Lahouari Addi, « Islamicist Utopia and Democracy, The Annals of the American Academy of Political and Social Science”, Vol. 524, Political Islam (Nov., 1992), pp. 120-130

Miguel Abensour, « L’utopie de Thomas More à Walter Benjamin – Utopiques 3 », Paris, Sens et Tonka, 2000

Miguel Abensour, « L’histoire de l’utopie et le destin de sa critique – Utopiques 4 », Paris, Sens et Tonka, 2016

Christopher Alexander, « A pattern Language », Town Building Construction », OUP USA, 1978

Bronislaw Baczko, « Lumières de l’utopie », Paris, Payot et Rivages, 2001

Laurent Baridon, « Béton et utopie avant 1914 : architecture et moule social »,RACAR Revue d’Art Canadienne Canadian Art Review, XXXI (1-2), 2007, p 7  

Roger Bastide, « Mythes et utopies », Cahiers internationaux de sociologie, 1960, n°28, p 3

Laurence Bardin, « Le texte et l’image », Communication et langages, n°26, 1975. pp. 98-112.

Claude Bertrand et Georges Bertrand, « La Nature-Artefact : entre anthropisation et artialisation, l’expérience du système GTP (Géosystème- Territoire- Paysage) », L’Information géographique, n°3 Vol. 78, 2014, pp. 10-25 

Jean-Marc Besse. « Cartographier les lieux de nulle part », Notre Histoire, 2005, pp.18-22

Ernst Bloch, « Le principe Espérance, Tome 1 »,Françoise Wullmart (trad), Paris, Gallimard, coll. NRF Essais, 1976

Ernst Bloch, « Le principe Espérance, Tome 2 »,Françoise Wullmart (trad), Paris, Gallimard, coll. NRF Essais, 1982

Ernst Bloch, « Le principe Espérance, Tome 3 »,Françoise Wullmart (trad), Paris, Gallimard, coll. NRF Essais, 1991

Jean-Marie Bolay, Gyorgy Kepes, « Dulangage visuel à l’art environnemental », 

Edition Metispress, collection Vues d’ensemble, avril, 2018

Michel Bourdeau, « Otto Neurath : une encyclopédie internationale de la science unitaire », Bibnum, En ligne, Sciences humaines et sociales, mis en ligne le 01 janvier 2016, consulté le 27 février 2019. URL : http://journals.openedition.org/bibnum/864

Françoise Choay, « L’urbanisme, utopie et réalité », Paris, Seuil, 1965

Françoise Choay, « L’utopie et le statut anthropologique de l’espace édifié »,Esprit,

n°318 (10), Octobre 2005, pp 93-110

Nathaniel Coleman, Utopic Pedagogies: « Alternatives to Degenerate Architecture»Utopian Studies, Vol. 23, n°2, 2012, pp 314-354

Sonia Dayan-Herzbrun, Anne Kupiec et Numa Murard « L’homme est un animal utopique – Entretien avec Miguel Abensour », Mouvements 3, n° 45-46, 2006, p 71

Henri Desroche, « Sociologie de l’espérance », Paris, Calmann-Levy, 1973, p 37 

Jacqueline Dutton and Lyman Tower Sargent,«Utopias from Other Cultural Traditions »Utopian Studies, Vol. 24, n°1, 2013, pp 2-5

Peter Eisenman, « Diagram diaries », Universe Architecture, Thomas § Hudson Ltd, 2005

Andrée Fortin, « Du collectif utopique à l’utopie collective », Anthropologie et Sociétés, vol. 9, no 1, 1985, pp. 53-64

Yona Friedman, « Utopies réalisables », Paris, L’éclat, 1975

Adrian Frutiger, « L’homme et ses signes »,Atelier Perrousseaux, 320p, 2000 illustrations, Format : 16 x 23 cm, 

Christian Godin, « Faut-il réhabiliter l’utopie ? »,Paris, Editions Pleins Feux, 2000

Luc Gwiazdzinski. « Nouvelles utopies du faire et du commun dans l’espace public », Les Cahiers du développement urbain durable, Observatoire universitaire de la Ville et du Développement Durable, 2016, pp 123-144.

Tim Ingold, «The textility of making»Cambridge Journal of Economics, 2010, pp 34-91

Tim Ingold, « Une brève histoire des ligne »,traduit de l’anglais par Sophie Renaut. 256 p, 110 illustrations, 2011-2013

Michael Jenson, Power, « Utopia, and the Manipulation of the Historical Consciousness: Perspectives from Collingwood »Utopian Studies, Vol. 19, n°2, 2008, pp 233-264

Eric Letonturier (dir), « Lesutopies », Paris, Les essentiels d’Hermès, CNRS éditions, 2013

Ruth Levitas, « In eine bess’re Welt entrückt: Reflections on Music and Utopia »Utopian Studies, Vol. 21, No. 2, 2010, pp 215-231

Zhang Longxi,« The Utopian Vision, East and West »Utopian Studies, Vol. 13, n°1, 2002, pp 1-20

Pierre Macherey, « De l’utopie ! », Paris, De l’incidence éditeur, 2011

Karl Mannheim, « Idéologie et utopie », Paris, Marcel Rivière et Cie, 1956.

Louis Marin, « Utopiques, jeux d’espaces », Paris, Minuit, 1973

Pierre-François Moreau, « Le récit utopique (droit naturel et roman de l’Etat) », Paris, PUF, 1982

Otto Neurath, « Des hiéroglyphiques à l’isotype : une autobiographie visuelle », 2018, Edition B42 Edition révisé sur la base des dix-sept dossiers d’ébauches manuscrites et dactylographiées laissés par l’auteur, par Matthew Eve et Christopher Burke, 

Clément Orillard, « Kevin Lynch et l’innovation dans les systèmes de visualisation urbaine », « Communication et Langages », 2014, n°180, pages 63 à 77 

Alain Pessin, « L’imaginaire utopique aujourd’hui », Paris, PUF, 2001

Benoit Peters, François Schruiten, « Voyage en utopie », Paris, Casterman, 2000

Antoine Picon, «Learning from utopia: contemporary architecture and the quest for political and social relevance »Journal of Architectural Education, 2013, .67, n°1, pp 17-23.

Alain Rabatel, « Des images d’utopie(s) aux stylèmes de la pensée utopique. : Pour une lecture non dogmatique des utopies »,Revue internationale de théories et de pratiques sémiotiques, Université du Québec, 2004, 32 n°1, pp 68-79.

Paul Ricoeur, « L’idéologie et l’utopie », Paris, Point Seuil, 1997 

Paul Ricoeur,« L’idéologie et l’utopie : deux expressions de l’imaginaire social », Autres Temps – Les cahiers du christianisme social, n°2, 1984, p 53

Hartmut Rosa, « Resonance, une sociologie de la relation au monde »,Paris, Editions la découverte, 2018, 

Felicity D. Scott, « Architecture or Techno-Utopia », Grey Room, No. 3 (Spring, 2001), pp 112-126

Jean Servier, « Histoire de l’utopie », Paris, Folio, coll. Essais, 1991

Lyman Tower Sargent, « The three faces of utopianism revisited », Utopian studies, Vol 5-1 ,1994, p 1

Morgan Shipley, « Hippies and the Mystic Way: Dropping Out, Unitive Experiences, and Communal Utopianism », Utopian Studies, Vol. 24, n°2, 2013, pp 232-263

Fred Turner, « Aux sources de l’utopie numérique », Paris, C&F éditions, 2012

Jean Noël Vuarnet, « Utopie et atopie », Littérature, n°21, 1976,  p 3

Peter Webb and John Lynch, « Utopian Punk: The Concept of the Utopian in the Creative Practice of Björk », Utopian Studies, Vol. 21, n°2, 2010, pp 313-330

Paola Zakaria, « Cartes imaginaires et imaginaire des cartes », Les cahiers européens de l’imaginaire, 2014, pp 247-249



[1]Parlant de la chose ou de l’être, « l’immanence » est caractéristique d’une approche de ce qui a son principe en soi même contrairement à « la transcendance » qui pointe une cause extérieure ou supérieure. 

[2]Soren Kierkegaard, Traité de désespoir, trad. Knud Fehlov et Jean-J. Gateau, Paris Gallimard, 1949, p163 

[3]Réalisée le 29 janvier 2019 

[4]La Dépêche du midi, 23 janvier 2019 

[5]Le Pays Roannais, 24 janvier 2019 

[6]Le Bien Public, 11 janvier 2019 

[7]L’obs (site web), 20 janvier 2019

[8]Nous parlons ici à la fois de l’absence de référents communs des signifiants « utopie » dans les titres de presse qui précédent et de la difficulté (ou de l’impossibilité) à trouver un référent réelà l’utopie comme le souligne le terme u-topia choisi par Thomas More.    

[9]Voir par exemple : Pablo Servigne, Raphaël Stevens Comment tout peut s’effondrer, éditions du Seuil, coll. « Anthropocène » 2015 ;  Renaud Duterme, De quoi l’effondrement est-il le nom?, Éditions Utopia, 2016 ; Paul JorionLe dernier qui s’en va éteint la lumière : Essai sur l’extinction de l’humanité, Paris, Fayard, 2016

[10]Claude Bertrand et Georges Bertrand, « La Nature-Artefact : entre anthropisation et artialisation, l’expérience du système GTP (Géosystème- Territoire- Paysage) », L’Information géographique, n°3 Vol. 78, 2014, pp. 10-25 

[11]Nous entendons par incommunication, toute tentative de communication qui débouche sur le sentiment de ne pas se comprendre ou bien sur celui de se comprendre alors que la réalité des faits plaide le contraire