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Archive de l’auteur %s Clara Galliano

IRG2020 : Plateformes, communautés et écosystèmes à l’ère du numérique

Ces dernières décennies, les nouveaux dispositifs et usages associés au numérique n’ont eu de cesse d’affecter les organisations publiques comme privées. Parmi les différentes voies de transformation explorées pour répondre à ces enjeux, les logiques de « plateforme » se sont imposées dans tous les secteurs. Qu’il s’agisse de dispositifs dédiés à l’organisation d’un travail collaboratif, de stratégies de crowdsourcing de consommateurs ou encore de déploiement de nouveaux modèles d’affaires et de leadership industriel, à l’ère du numérique, les plateformes sont omniprésentes. Parmi les raisons d’un tel succès, leur stabilité, leur flexibilité et leur modularité sont des caractéristiques avancées depuis longtemps.

Cependant beaucoup de questions demeurent quant aux modes de structuration et d’usage de ces plateformes, ainsi que de leurs conséquences parfois délétères au niveau économique et social, par exemple sur les nouvelles formes du travail ou les modes de gouvernance algorithmique. À la fois symptôme et accélérateur des transformations liées au numérique, les plateformes brouillent les frontières traditionnelles des organisations. Elles créent autant qu’elles détruisent, provoquant parfois des phénomènes de résistances inattendus.

Ce colloque attend des contributions issues de toutes les sous-disciplines de la gestion (ressources humaines, stratégie, marketing, innovation, entrepreneuriat, etc.). Dans la mesure où il ne s’agirait pas de travaux de spécialistes, le colloque est également ouvert à des contributions issues d’autres disciplines (sociologie, économie, anthropologie, etc.) qui pourraient apporter un autre regard sur les phénomènes organisationnels. Dans tous ces cas, une perspective critique sera appréciée.

Les recherches apportant un éclairage théorique et/ou empirique aux questions suivantes sont les bienvenues (liste non exhaustive) : 

  • Plateformes digitales et innovation ouverte
  • Plateformes CtoC et nouveaux modèles d’affaires
  • Communautés de marques et contrôle par la marque
  • Plateformes digitales et gestion de la réputation
  • Plateformes et transformation des organisations
  • Plateforme collaborative et émergence d’écosystèmes communautaires
  • Écosystèmes et stratégies de platform leadership
  • Effets systémiques des plateformes (bulle informationnelle, trolls et fake, herding behaviors, etc.)
  • Gouvernance algorithmique

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Crises sanitaires et communication : enjeux sociétaux et organisationnels

Coordination du dossier par :
Hélène ROMEYER, Université Bourgogne–Franche-Comté, France
Stephanie FOX, Université de Montréal, Canada

La santé est définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « un état de bien-être physique, mental et social complet et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » (OMS, 1946). Cette définition souligne les interactions de toute une série d’éléments autres que physiologiques pour concourir à un « état de bien-être physique, mental et social ». La complexité se situe alors au niveau de ces interactions, et ce, tant au niveau individuel que collectif, au niveau des organisations que de la société tout entière, etc. Ainsi, la santé n’est plus seulement une affaire individuelle mais aussi une préoccupation collective. Ce rapport de force individuel/collectif de la santé est particulièrement manifeste à l’intersection de deux approches : celle de l’espace public (Contandriopoulos, Denis, et Langley, 2004; Habermas, 1962; Romeyer, 2011) et celle de la sphère organisationnelle (Apker, 2012; Bonneville, 2003; Carré et Lacroix, 2001; Cherba et Vásquez, 2014; Cordelier, 2013, 2019; Harrison et Williams, 2016; Mayère, 2013; Zook, 1994). Ici, la santé invoque nécessairement des questions de gouvernance et de citoyenneté, de politique et d’économie, d’innovation et de surveillance, de rôle et de responsabilité.

Cette imbrication complexe de la santé, de l’espace public et de la sphère organisationnelle est mise en évidence en période de grandes crises sanitaires et d’épidémies, dont l’actuelle pandémie du COVID-19 est une des manifestations les plus entropiques. Il faut noter qu’au XVIIIe siècle, épidémie et pandémie étaient en français synonymes. Ce n’est que plus récemment que le terme d’épidémie est requalifié en pandémie lorsqu’elle s’étend à toute la population d’un continent. Pour l’OMS ce terme ne s’applique qu’en « cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie » (OMS, 2010). Confrontée à des défis épidémiologiques, économiques, émotionnels (Dujardin et Lépine, 2018), la santé en situation de pandémie révèle des failles précédemment cachées, tout comme elle est au centre d’innovations et d’expérimentations inédites. Ce sont à la fois les processus de publicisation et les pratiques organisationnelles des sociétés tout entières qui sont bousculées.

Bien évidemment les premiers scientifiques à être saisis de la question en situation de crises sanitaires et à qui l’on demande des solutions sont les spécialistes de médecine, de virologie, d’épidémiologie, etc. Pour autant, le choc provoqué par les situations de pandémie et les mesures qui accompagnent ces situations d’exception doivent être l’occasion pour les sciences humaines et sociales de s’exprimer, notamment, en ce qui nous concerne, pour les experts en matière de communication. Les mesures de distanciation, de confinement, le télétravail, le chômage partiel, la fermeture des frontières n’ont pas seulement remis en cause les fondements de la mondialisation, des échanges commerciaux et la structuration de l’économie mondiale. Ces mesures inédites ont aussi interrogé profondément une série de rapports tels que : impératifs sanitaires / priorités économiques; valeurs, décisions et actions individuelles / collectives; centralisation de la décision et de la responsabilité / délégation aux états ou collectivités. Cela a également fait émerger ou accéléré certaines pratiques de travail, de consommation, de consommation culturelle en lien avec les techniques d’information et communication.

Nombre de travaux ont abordé les questions de santé ou une pandémie en particulier. Ces travaux ont abordé des questions de médiatisation (Lee et Basnyat, 2013; Marchetti, 2010), des scandales (Henry, 2000), la place et le rôle des associations (Akrich, Meadel, Rabeharisoa, 2009; Sastry et Lovari, 2017), les aspects organisationnels (Carré et Lacroix, 2001; Grosjean et Bonneville, 2007; Mayère 2013), la numérisation du secteur (Cordelier et Galibert, sous presse; Romeyer 2012), une pathologie en particulier (Mignot et Omrane, 2018; Ollivier-Yaniv, 2015), etc. Tous ont permis de montrer les mutations à l’œuvre dans le champ de la santé : informatisation, numérisation, médiatisation, publicisation, l’émergence des malades, empowerment, etc. L’ensemble de ces mutations sont non seulement encore à l’œuvre mais interagissent entre elles. Et elles se trouvent exacerbées en situation de pandémie.

Toutefois, ce que ce numéro spécial de la revue Communiquer souhaite interroger les modalités de la publicisation d’une pandémie au regard des modalités organisationnelles sur lesquelles elle débouche. Ainsi, ce dossier thématique a pour objectif de susciter la réflexion autour des situations de pandémie, passées ou en cours, en privilégiant les approches en termes d’espace public et en termes organisationnels. Outre l’intention de penser les processus de publicisation, les modalités organisationnelles, ou les enjeux de la numérisation d’un certain nombre de pratiques, nous appelons des textes portant une réflexion théorique ancrée dans des observations empiriques afin de contribuer au renouvellement des pistes de recherche ou des pratiques autour de quatre axes apparaissant particulièrement pertinents.

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La musique « live » à l’ère des plateformes et de la captation numérique

Coordination du dossier par :
Gérôme Guibert, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, France
Martin Lussier, Université du Québec à Montréal, Canada

Au lendemain de la crise du disque, il était de bon ton de souligner le virage effectué par les industries musicales vers le concert comme source de revenu principal. Cependant, alors qu’une profusion d’analyses traitent les façons dont le numérique a pu affecter les pratiques de production, de circulation et de consommation d’enregistrements musicaux, peu ont fait de la musique vivante leur objet d’intérêt principal. Partant de la proposition de Paul Théberge (2015) selon laquelle la numérisation en musique n’est pas une révolution soudaine mais bien un long processus impliquant des changements économiques, sociaux, technologiques et culturels qui sont à l’œuvre depuis au moins un siècle, ce dossier thématique de la revue Communiquer a pour objectif de combler cette lacune quant au traitement de la musique « live » de concert avec le numérique. Il cherchera ainsi à interroger les multiples facettes de la musique vivante à l’ère du numérique (Baxter-Moore et Kitts, 2016).

Hors du champ des études sur les musiques populaires ou de celles sur le « spectacle vivant » (dans la tradition française des « arts du spectacle », ou anglophone des « performing arts ») où les recherches progressent depuis quelques années, la musique « live » demeure un objet quasiment absent de la recherche dans le domaine des « industries de la culture et de la communication » ou des études médiatiques. Mis à part les travaux de quelques chercheurs, la musique vivante ne s’y retrouve souvent qu’en note de bas de page. Pourtant, la musique enregistrée, considérée comme un bien reproductible associé au « modèle éditorial » de l’économie politique de la communication (Miège, 2000), avant d’être intégrée via le modèle du streaming à la question des plateformes, y est pour sa part bien implantée. La recherche en communication montre ainsi les profondes mutations de ce qu’est la musique enregistrée, des pratiques y étant associées et de ses infrastructures à l’ère du numérique. Mais qu’en est-il du spectacle vivant ? Quels en sont les nouvelles pratiques, les transformations et les enjeux propres ? Comment tracer les pourtours de la musique « live » à l’aune du numérique ?

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Les marques ont-elles une religion ?

Coordination du dossier par :
Stéphane Dufour, Université de Lorraine – France
Chadi El Nar, Université Sainte Famille – Liban

Est-ce que les marques ont une religion? D’emblée posée en ces termes, cette question amène à vouloir déceler si, sous leurs activités symboliques, les marques auraient ou bien cacheraient une croyance en une divinité. Quand bien même cette éventualité peut rester une hypothèse de travail,la question vise plutôt à cerner –dans les différents niveaux des activités,internes comme externes, et dans les plis de la production de sens des organisations à l’origine des marques–leur perméabilité aux origines,attentes,valeurs et principes religieux.Mais aussi, à essayer d’apprécier comment cette appropriation en traverse et travaille la gestion. Il s’agit ici d’interroger la manière dont les marques, en tant qu’entités sociales, s’ouvrent aux principes religieux, se prêtant parfois aux débats sociétaux, à travers leur fonctionnement organisationnel;comment elles les mobilisent dans leur management, sur les marchés nationaux comme étrangers, et dans leurs discours et leurs engagements;comment elles participent aux débats, répondent aux demandes sociales plus au moins explicites et, en retour, comment les religions les imprègnent de leur esthétique ou de leurs valeurs; enfin, de quelle façon les religions sont intégrées, peut-être même incorporées, jusqu’à influencer les marques en passant par la gouvernance, la stratégie opérationnelle ou communicationnelle?

Ce numéro thématique entend interroger les modalités d’intégration du religieux dans les logiques d’organisation et de communication des marques. Au regard des premières approches en sciences de la communication qui ont analysé la manière dont les marques convoquent des symboles religieux dans leurs campagnes, l’ambition de ce numéro est double: (i) déborder l’angle de la publicité et élargir l’empan de la religion aux logiques organisationnelles, managériales et aux modes communicationnels divers et changeants; (ii) et conséquemment,déplacer l’analyse du plan figuratif, c’est-à-dire du niveau d’activation des signes religieux,pour traverser le signifiant et accéder aux niveaux plus profonds du discours, des pratiques et de l’axiologie qui fondent véritablement l’identité, l’image et le positionnement d’une marque dans son environnement.

Au croisement de plusieurs disciplines telles les sciences de l’information et de la communication (SIC), le marketing,les ressources humaines, les sciences de gestion, l’anthropologie, etc., cette problématisation peut s’ordonner en quatre grands axes qui ne sauraient être des silos pour les chercheurs,mais bien des propositions d’orientations.

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La musique, un remède ?

Nouveau numéro de l’émission :
Recherche et Société 
« La musique, un remède ? »
 
Hervé Zénouda, chercheur à l’IMSIC
est invité par Billel Aroufoune et David Galli
 
Hervé Zénouda, auteur, compositeur et producteur, a commencé à faire  de la musique à l’adolescence. 
Dans les années 1970, on le retrouve  notamment à la batterie aux côtés du groupe Stinky Toys. 
En quête de nouveaux horizons, il découvre la composition de musique expérimentale.  
Aujourd’hui, il enseigne en tant que Maître de conférences à l’Université de Toulon.
 
Ses recherches s’articulent principalement  auteur de trois thématiques :
1-    Hybridation savant/populaire à l’ère numérique
2-    Représentations sonore et musicale à l’ère numérique
3-    Nouveaux dispositifs Images/sons
 
Recherche & Société est une émission qui propose de faire face au 
constat d’une carence dans la communication des connaissances. 
À travers plusieurs thématiques, les animateurs proposent de faire découvrir 
des mondes souvent difficiles d’accès au grand public. 
Les chercheurs invités se racontent, et souvent se dévoilent, en discutant avec, de, et pour la société. 
Comme dirait Jean-Marc Lévy-Leblond : 
« L’idée de culture scientifique me semble désigner au mieux une sorte d’horizon, vide pour l’instant ». 
Invitation à la conversation, l’émission est une aventure au cœur des connaissances.
 

Réalisation : 

Billel AROUFOUNE et David GALLI

Laboratoire IMSIC, université de Toulon et Aix-Marseille université

Avec le soutien de l’Observatoire de la communication humaine.